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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 11:48

auteuil.jpgPlus de deux mois après le début de la saison, il est temps de tirer un premier bilan, et surtout les premières conséquences de ce début de saison du PSG au niveau des tribunes. Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas parce que le PSG joue enfin les premiers rôles (pour combien de temps ?) que le discours va changer, même si il est évident que de voir jouer notre équipe favorite de la sorte nous redonne un peu de baume au cœur. Autant, en début de saison nous avions la dent dure contre notre club, et avions, et c’est toujours un peu le cas, à s’enflammer devant un match, mais l’état actuel des choses nous rend optimiste, aussi bien sur le terrain que dans les tribunes. Retour sur ces deux premiers mois.

 


Il ne faut pas se cacher, mais ce début de saison nous faisait peur, dans le sens où nous attendions de voir l’affluence de notre stade, son atmosphère, son ambiance. Nous avons été très vite rassurés, et malgré la communication à deux balles du club, nous savions que cela partait déjà mal. Alors les excuses des vacances, c’est du bidon, le fait est, que le PSG se retrouve parmi les 5 dernières équipes au niveau du taux de remplissage de son stade, aux alentours de la 15ème place ! Un classement digne des plus tristes saisons sportives du club, alors que depuis plus de 15 ans, ce taux de remplissage nous offrait facilement le top 3 du classement, et ce malgré les résultats indignes sur le terrain. Rien qu’à ce niveau, le plan Leproux est un échec, et si il espérait faire venir du monde au stade, il s’est trompé, et surtout il ne pensait pas que le Boycott prônait par l’ensemble des anciens abonnés seraient aussi efficaces. Surtout, qu’il n’y a pas que les abonnés des virages qui ne répondent plus présent, mais ceux aussi, qui venaient au stade pour vivre un spectacle en tribune, le regardait ou y participait, et ceux là, sans être acharnés, l’ont compris, tout comme ceux venus quelques fois depuis le mois d’aout, ne viendront plus.

Ce stade n’est plus le Parc des Princes, il est devenu un autre stade, où aucun sentiment de ferveur ne se dégage des tribunes. Plus de frissons, plus d’adrénaline, plus de chaleur, plus de bruit, et cela se ressent même sur le terrain. Il n’y a qu’à voir les deux derniers matchs au Parc, à 17h, un dimanche, semaine de Coupe d’Europe ! Il manque quelque chose, il manque un soutien qui va pousser l’équipe pour aller chercher ce but et ces 3 points. Et ça M. Leproux l’a bien compris, l’équipe, à domicile a besoin de soutien, et il commence à y réfléchir !

Surtout qu’il se rend compte que son nouveau public souhaité est très faible d’intelligence, et qui se permet de l’insulter lui, mais aussi, les supporters adverses de façon grotesque, sans aucun culture du supportérisme, la beaufitude quoi !

Sur ce constat d’échec du plan, combiné d’une équipe en réussite, qui ne mobilise pas plus que ça le public, et encore, l’Hiver n’est pas encore arrivé. Nous verrons bien, qui se mobilisera quand les températures seront négatives, qui osera enlever ses gants pour taper dans ses mains ! Non, ces personnes là ne sont plus là, à leur plus grand déshonneur !

 

Face à cela, M. Leproux doit trouver une solution, et son discours change de jour en jour, et on y perçoit des signes de volonté de changement, à lui de faire le nécessaire de façon acceptable.

Parce que nous venons au cœur de ce texte, les conséquences pour tous ces abonnés qui boycott fermement, les conséquences sociales, identitaires et tout ce qui en découle.

Nous l’avons dit, au début de cette news, être supporter est une affaire d’identité sociale et géographique, qui construit une fierté qui s’exprime au stade par une ferveur sans relâche pour bien plus qu’une équipe de football, mais pour des couleurs, un stade, une ville, une région ! Depuis le début de la saison, ce besoin d’expression nous a, dans un premier temps, été refusé, nous avons donc décidé, pour notre honneur et notre fierté décidé de le mettre de côté, pour rentrer dans une lutte à nos yeux bien plus importante. Et quand bien même, notre moyen d’expression, nous a été défendu dès le 1er match, où nous n’avions plus le droit de manifester contre ce Plan. S’ajoute à cela, des mesures liberticides, qui nous empêche, à nous, citoyens comme les autres, mais identifié de la classe « supporter du PSG » à jouir des droits les plus fondamentaux dans toute démocratie. Nous en avons assez discuté ici, mais, face à ce constat, difficile de faire comme si de rien n’était, et cela n’a fait que renforcer notre position !

Mais ce boycott a un prix, un prix coûteux, qui change notre vie. Il n’est pas question ici, d’argent, nous allons plus loin, sur quelque chose qui dépasse l’aspect matériel, qui nous touche en plein cœur, et que très peu ne peuvent comprendre. C’est pourquoi, dans ce texte je m’adresse à tous, afin qui vous puissiez comprendre ce que nous ressentons, ce que ça nous fait de boycotter notre stade, et comprendre devant quoi M. Leproux ferme les yeux !

Le PSG est une religion pour nous, dans le sens où une partie de notre vie se base par rapport à lui. Bercée dans un milieu, le football, au caractère social qui dépasse de loin le simple sport, son actualité nous passionne, et ne pas être au courant de ce qui s’y passe ne nous est pas possible. De la simple blessure, au tirage de Coupe d’Europe, nous n’y loupons rien, nous en buvons tout ce qui s’y dit, pour ensuite mieux l’exprimer une fois au stade.

Parce qu’aller au stade, toutes les deux semaines environ, c’est aller au temple, c’est aller dans un endroit qui nous rend fier, et qui représente au mieux notre passion, berceau de notre région, surtout quand la réputation de celui-ci dépasse les frontières tricolores. Face à cela, nous nous devions à chaque match de défendre sa réputation, dans un combat où nous partions bien souvent favori, où nous gagnions quasiment à chaque fois, de part une prestation en tribune de haut vol, à donner des frissons à quiconque s’y aventure ! Nous devions défendre cet honneur qui nous été fait, et cette ferveur qui en découlait nous donnait à nous aussi des frissons !

En défendant coûte que coûte notre stade, nous apportions à l’équipe un soutien sans faille, de 90minutes, qui faisaient peur aux adversaires, et qui apportaient un plus à l’équipe sur le terrain. Quel autre exemple puis-je citer que celui des deux années de maintien, où l’appel à l’Union Sacrée avait été demandé. Nous avions répondu présent, dans notre bataille la plus rude, pour un résultat favorable que trop de monde oublie aujourd’hui, à peine deux ans après…

Cette bataille, nous l’avions gagné aussi à l’extérieur, en déplacement, théâtre de la confrontation entre la belle Province et le Grand Paris. C’était une lutte de tous les instants, détestés aux 4 coins de la France, nous n’en avions que faire, nous devions défendre nos couleurs corps et âmes, et permettre ainsi à l’équipe de gagner ! Nous partions en croisade, la tête haute, avec un sentiment de fierté difficile à jauger. Et ne croyez pas que ce sentiment conduit forcément à des violences, car cette expression, vous la trouverez chez tous ceux qui aujourd’hui boycott le stade, pour toutes les raisons que l’on connait déjà. Parfois oui, ce sentiment s’exprime de façon violente, mais pour une minorité, mais pour la plupart c’est d’une façon magique que cela pouvait prendre forme, et faire ainsi des supporters du Paris-Saint-Germain une classe digne et honorable, reconnue de partout.

 

Tout cela pour dire, que depuis deux mois et demi, nous ne le vivons plus de la sorte. Notre culte PSG s’exprime de façon bien différente, contre lui-même, et que de semaines en semaines, la cicatrice, ne se referme pas, elle reste vive, et le restera. Tout cela pour dire, que derrière une télé, on ne vit plus la même chose, on n’a plus le moyen de s’exprimer, de défendre ce qui nous rendait fier, de se défouler en partie toutes les deux semaines, et vivre la semaine pour le match du week-end. Tout cela pour dire, que de supporter le Paris-SG n’était pas qu’une passion, c’était un besoin, un besoin pour mieux vivre, pour vivre des émotions rares, et obtenir des souvenirs mémorables. Aujourd’hui ce besoin commence à se faire ressentir, et nous espérons au plus vite pouvoir l’assouvir, mais qu’il soit clair, jamais nous ne baisserons la tête devant M. Leproux, et jamais nous n’abandonnerons notre lutte, qui pour nous est primordial, si nous voulons un jour revivre notre religion de la sorte qui nous a permis de se découvre une identité, l’identité parisienne…

 

Pour conclure, je me permettrai juste de dire que certains mots, certaines expressions sont exagérées, et que le parallèle avec la religion est à prendre avec des pincettes. Néanmoins, ce qu’il faut en comprendre, c’est que ne croyez pas que ce boycott nous fait plaisir, je vous l’ai dit, c’est un crève-cœur, qui nous empêche de vivre notre passion de façon acceptable.

Ce message s’adresse à tous ceux qui ont du mal à comprendre ce que pouvait être le PSG pour nous, mais il s’adresse aussi, à tous ceux qui se retrouvent dans le même cas que moi, à boycotter, pour notre honneur, pour notre réputation, en guise de soutien mutuel !

Il s’adresse aussi à M. Leproux, qui ferme les yeux devant le massacre qu’il est en train d’accomplir. Cette personne, sur ce sujet, est un usurpateur, bien loin de nos valeurs fondamentales !

Mais qu’il le sache, que vous le sachiez, un jour nous reviendrons, et même si cela se fera de façon différente, nous pourrons alors retrouver et exprimer cette identité qui sommeil en nous depuis deux mois.

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