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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 10:32

billets-picto-etranger,8-1-181729-3 Voilà un terme qui revient depuis déjà plusieurs années. On aime généralement bien globaliser les dérives actuelles de l'argent dans le football, par ce terme, football business.

C'est surement le point qui sur le fond et la forme réunit l'ensemble des supporters et amateurs du football derrière un unique et même combat, et c'est surement ce qui fait détester au plus haut point, ceux qui voient en le football, un sport corrompu par l'argent et les bénéfices...

Quand Canal+ débourse plus de 600 millions d'euros pour le championnat de France de Ligue 1, la population française ne reste pas insensible à de telles sommes. Quand l'opinion publique s'offusque, les présidents de Ligue 1 se frottent les mains.

C'est bien là tout le paradoxe du football et de l'argent, d'un côté, il en faut pour être compétitif, mais de l'autre, en temps de crise, ses sommes astronomiques le déservent au niveau de sa popularité...


Si nous évoquons ce thème sur ce blog, c'est qu'il est cher au monde des tribunes, qui par le biais la plupart du temps des Ultras, se dresse devant l'évolution du football moderne, alors que sa vision est la plus souvent celle d'un football populaire...


Nous sortirons de cet article plusieurs points, de préférence les plus sensibles, ceux, qui sur le fond réunisse finalement l'ensemble des amateurs de football, mais qui sur la forme crée un quiproquo, tout simplement du à un manque de compréhension des divers univers.


Les joueurs :


Trop payés, voilà la critique majeure que l'on retrouve dans toute analyse de l'argent autour du football. Tâchons de rentrer un peu plus dans le détail de la critique, en essayent d'aborder un point de vu précis, comme d'habitude, celui des supporters. L'évolution du salaire des joueurs, dépend directement des sommes qui circulent dans le football, et au pro rata des revenus des droits télés, de façon générale, le salaire des joueurs n'est pas si illogique que ça. Reste maintenant à savoir comment il est utilisé, et surtout par qui...

Nous ne critiquerons donc pas ici, les sommes des salaires, qui résultent, on vient de le dire, du marché actuel. On s'attardera sur les devoirs que ces sommes impliquent.

Et c'est bien là, que le bas blesse, car, avec de tels salaires, certains, si ce n'est la majorité, des joueurs manquent cruellement de reconnaissance. En effet, de telles sommes, impliquent pour le supporter, un minimum d'implication,  et de respect.  Alors, plus que le rendement sportif, qui dépend de nombreux paramètres que seul l'intimité du vestiaire permet de connaître, c'est surtout l'attitude du joueur qui est mise en avant. Bien souvent cette attitude fait défaut aux joueurs, et il n'est pas difficile de trouver des signes d'attitudes irrespectueuses. Le fait basique, de simplement "mouiller le maillot", question d'envie! Le fait de saluer ses supporters, à domicile et surtout à l'extérieur, question de reconnaissance! Le fait de rester humble en dehors des terrains, et d'arborer une image digne de sa situation, question de respect. Comme tout bon citoyen, un joueur de football à des droits, comme celui de percevoir un salaire mirobolant, mais il a aussi des devoirs, qui dans cette situation économique, ne sont pas si lourds à supporter, mais que malheureusement, trop de joueurs oublient, pensant passer au dessus de ses règles. Alors, ils ne sont pas tous comme ça, il y en a heureusement pour qui les trois termes cités ci dessus, signifient quelque chose, et ceux là, même si leur rendement sportif est moyen, passeront toujours mieux, qu'un joueur surpayé et irrespectueux.

Sans faire de raccourcis hâtifs, ce phénomène évolue avec l'argent, et ce sont généralement, les anciens, moins payés, qui sont attentifs à ces détails. La jeunesse montante, bersée dans un monde où tout leur est promis, oublient ses valeurs, et sont la preuve vivante, que l'évolution des joueurs de football, où l'eur argent  et leur contrat prédominent, fait perdre aux individus, ses valeurs fondamentales.

 

Les transferts :

 

Surement, l'élement le plus flagrant du football business. Quand Z. Zidane est acheté 75 millions d'euros, il y a quelques années, C. Ronaldo l'est pour 94 millions d'euros, quelques années plus tard. C'est bien là toute l'évolution du football. Même si depuis quelques années, les transferts demeurent plus raisonnables, de tels transferts suscitent l'émotion du public. Là encore, au même titre que les salaires, c'est l'univers général du football qui provoque de telles dérives. Si l'argent ne coulait pas à flot dans le milieu, nous n'en serions jamais arrivé jusque là. Trop, c'est trop, et même si cela ne touche directement pas les supporters, cela ne laisse néanmoins pas insensible. Sans rentrer dans les détails des sommes de transferts, notons simplement, l'émoi que peuvent susciter de tels transferts, qui renforcent encore un peu plus l'image d'un football professionnel qui dérive. Surtout, que ce type de transfert est réalisé par des clubs endettés, dont on ne comprend pas le pourquoi du comment...

 

Les droits télévisuels :

 

L'élément déclencheur de l'actuel football business. Plus les années passent, et plus les millions coulent pour obtenir la retransmission des matchs de football. Ces droits télés, constituent pour de nombreux clubs, la majeure partie de leurs revenus annuels, et sont donc primordiaux pour leur bon fonctionnement. Ce marché est devenu tellement concurrenciel, que les prix flambent, et c'est à celui qui donnera le plus cher qui sera récompensé. Logique commerciale évidente pour un secteur privé, mais on ne peut la dissocier du fonctionnement du football, sport populaire avant tout. Alors, il y a, c'est évident, une corrélation, entre la popularité du sport, et l'accroissement des revenus, mais la dérive est belle et bien, du côté du l'argent. Au détriment du spectacle, et de l'accessibilité, on préfère couper les droits télés entre les meilleurs propositions, et ainsi proposer des matchs innaccessibles au plus grand nombre. Par exemple, les matchs du samedi soir à 21h sur orange sport, qui sont généralement des matchs intéressants, ne peuvent être vus que par des abonnés du prestataire orange. De plus, cette chaîne n'a pas la notoriété de Canal+ (elle aussi privée), mais qui a basé son succès sur le sport, alors que pour orange, ce n'est qu'une branche parmi tant d'autres. Les matchs décalés aussi, tout cela, pour une question de retransmission. Nous sommes arrivés à un point, ou ce sont les télévisions qui décident des jours et des heures de matchs...au détriment, des joueurs tout d'abord, mais surtout au détriment des supporters, qui par le passé ont toujours eu l'habitude d'un football français joué en diurne. Question de culture, les matchs l'après-midi, comme cela se fait en Angleterre, c'est plus compliqué en France, de même pour les matchs à 21h à moindre degré, ou bien les matchs en semaine quasiment inaccessible au stade pour la majorité, surtout à 18h un mardi par exemple.
Nous sommes donc arrivés dans un univers footballistiques, où c'est bel et bien l'argent qui dirige le football, les droits télévisuels en sont la preuve.

 

Les stades :

 

Nous l'évoquions dans notre article précédent sur l'Euro 2016, l'évolution des stades s'inscrit là aussi dans une politique de football business. Si, nous le répétons, nous sommes pour la construction de nouveaux stades, aux architectures plus flamboyantes, nous ne sommes pas pour l'évolution d'un stade en centre commercial. Différents points, les stades de football ont toujours été des stades qui respiraient le football, et leur architecture parfois champêtre faisait encore du football un sport ancien, plus populaire. Alors, c'est évident, il faut vivre avec son temps, et certains stades méritent d'être construits, afin d'obtenir une architecture et une vision plus moderne. Auparavant, nous avions des stades uniquement consacré au football, où leur utilité n'était que sportive. Or, aujourd'hui, nous allons nous retrouver avec des enceintes multi-fonctions, à l'intérieur desquelles s'organiseront différentes manifestations, et autour desquelles s'implanteront des commerces, et autres boutiques loisirs. Vous l'aurez bien compris, dans l'unique but de rentabiliser la construction du stade, et donc de faire ensuite du profit. Question d'argent! Cette multi-fonctionnalité des stades, aura une conséquence majeure, changer le type de supporters dans le stade. En effet, d'un modèle de supporter actif, nous allons petit à petit passer aux spectateurs passifs, beaucoup plus rentables, en termes d'achat en buvette ou en produits dérivés. Rempli alors de passionnés, le stade va voir augmenter sa population de consommateurs. Public forcément plus "sage" mais clairement moins "fervent". On perdra alors, cet âme qui a fait vivre nos stades français durant des années, s'éloignant encore un peu plus de l'aspect populaire du football. Car il ne faut pas se leurrer, qui dit nouveau stade, dit augmentation des prix, et cette sélection par l'argent tant souhaitée par les dirigeants du football français pourra alors se mettre en place.

L'argent prévaut donc sur l'aspect populaire des stades, et la rénovation/construction de ces derniers marquera le début d'une nouvelle ère. (vision très pessimiste d'une situation qui n'est pour le moment qu'à envisager)

 

Les Coupes du Fric :

 

Pour faire simple, prenons l'exemple de la Coupe de la Ligue, créée alors qu'il n'y avait que 18 clubs en L1. Cette coupe existe dans l'unique but de gagner un maximum d'argent. Car son âme ou son côté populaire, n'ont strictement rien à voir avec la plus belle des coupes, la Coupe de France. Cette coupe à l'aspect populaire hors du commun reste le dernier garant de ce côté historique du football, où foot amateur et foot professionnel se croisent. Cette saveur et cette ferveur sont belles à voir, alors que la Coupe de la Ligue, ne respire qu'argent et droits télévisuels. Pour une fois, l'âme du football reprend son droit, et cette dernière tend à s'éteindre, sous la pression des clubs, qui dans des calendriers surchargés, font généralement tournés leurs effectifs pour ces matchs, sans grand intérêt.

 

En conclusion de cet article plus classique, et même très général, nous pouvons espérer que très peu de choses, tant l'argent est omniprésent au sein du football. Alors, sa popularité universelle en est surement à l'origine, mais une fois enfermée dans le cercle vicieux du profit, difficile de s'en extirper. Et si chacun entend à s'accorder sur des points précis, chacun le fait dans son coin, et laisse finalement le football business pendre le dessus. Le travail des médias fonctionne à merveille, et finalement, nous le répétons assez souvent, le football n'est pas qu'un simple sport...si d'un côté son aspect socio-culturel est important, son aspect financier l'est tout autant...pour encore combien de temps?

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