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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 10:08

vuvunonoBZZzzzzzzzZZZZZZZzzzzzzzzZZZZZZZZzzzzzzzz.....présence d’un essaim d'abeilles, d’un nid de guêpes, arrivée d’une nuée de criquets…voilà en quelque sorte ce que l’on à l’impression de ressentir lorsque l’on regarde un match de la Coupe du Monde de football 2010 en Afrique du Sud.

Ce bourdonnement incessant ne cesse de créer la polémique, à tel point que le comité d’organisation s’est vu suggéré l’interdiction de ce qu’on appelle, les « Vuvuzela », sorte de longue trompette, qui produit un son très particulier, et qui dans un stade, à la télé ou à la radio, devient très vite insupportable.

Tâchons de rentrer dans ce qui, ici, nous intéresse, l’impact de ces « Vuvuzela » sur les supporters, et plus généralement sur l’ambiance des stades.

 

Difficile de trouver des points positifs de ce type d’instrument, les autorités locales se défendent en nous faisant croire que ces « vuvuzela » font partie intégrante de la culture sud-africaine, qu’ils sont inscrits dans l’histoire. Dans ce cas, difficile de vouloir l’éradiquer…mais quand on apprend que cet instrument, n’est finalement présent dans les stades que depuis une quinzaine d’années, voire moins, on se demande si finalement tout n’est pas qu’une question économique, et que cet instrument, très vite désigné emblème de cette Coupe du Monde, n’est pas une source de revenus immense pour ses producteurs.

Ce point de défense est unique, mais cette constatation laisse planer un certain doute, et cela ne fait que relancer le débat autour de ses « trompettes ».

 

Nous, ce qui nous intéresse, en tant que supporters fidèles aux stades de football, c’est l’impact de cet artifice sur l’atmosphère, sur l’ambiance des stades.

Premier constat, le fond sonore est le même du début à la fin, c’est un bourdonnement incessant, qui se compare facilement à une nuée d’insecte. A l’image de ce qui peut se faire en Russie de temps à autre, ce qui se passe en Afrique du Sud est amplifié de façon impressionnante.

Bilan ? On n’entend aucun chant de supporters, les applaudissements ne se font pas entendre, et les vrombissements du stades à peine chuchotés.

C’est donc un tout autre spectacle qui s’offre à nous, historiquement habitué aux divers applaudissements et rugissements d’un stade de football.

De notre point de vue, cela gâche complètement ce spectacle qui nous est cher…celui des tribunes…Ne nous faîtes pas croire que ce bourdonnement prévaut sur des chants simples et puissants des supporters anglais ou argentins. Pourquoi ? Parce que même si l’utilisation des « vuvuzela » n’est pas si facile qu’il n’en paraît, son utilisation se fait à mauvais escient. En temps normal, on ressent l’atmosphère du stade par la ferveur dégagé, les chants lancés, ou la teneur des applaudissements. En Afrique du Sud, ce n’est que le volume sonore de fond qui est gage de ce qu’est le match sur le terrain. Une action chaude, le bourdonnement s’intensifie, le match est moyen, le bourdonnement diminue. Mais à aucun moment, celui-ci s’estompe, à croire que le public s’est transmis le mot, de toujours avoir une centaine de « trompette » qui résonnent en même temps.

Du coup, plus aucun repère, nous avons le spectacle sur le terrain, mais dans les tribunes, il y a, ce son monotone, qui en plus de nous déranger, doit déranger les joueurs. Seulement, aucun retour n’est encore remontée jusqu’aux oreilles des médias…cela ne durera sûrement pas. Ce n’est pas néanmoins une excuse de mauvaise performance…

 

Non, nous ce qui nous gêne, c’est la vie du stade, parce qu’un stade vit au rythme du match, qu’il l’influe en partie ou non sur ce qui se passe sur le terrain. Là nous avons l’impression que rien ne peut altérer ce bourdonnement, et que, quoiqu’il se passe, il sera toujours là.

Je le répète, ceci n’est pas une attaque aux supporters utilisant ce « vuvuzela », car, créé à la fin du siècle précédent, nous voyons cet artifice comme un article commercial, qui enlève cette partie « ferveur » du football. Même si il n’est pas aisé de souffler 90 minutes dans cet instrument, nous préférions voir ces supporters chanter avec le ¼ de l’effort que ça leur demande, et ainsi faire résonner le stade de chants magnifiques qui donnent la chair de poule.

L’utilisation est trop monotone, uniforme et régulière, qu’on en perd le fil, et la seule chose que l’on souhaite c’est ne plus se concentrer là-dessus.

 

Nous en sommes arrivés à un point, où les chaînes de télévisions cherchent des moyens pour enlever ce son des antennes, et ainsi calmer la grogne des téléspectateurs.

 

Le débat n’est donc pas terminé, il continuera de faire parler…ce qui est sur, c’est que grâce à ses « vuvuzela », cette Coupe du Monde ne passera pas inaperçu, et qu’on se souviendra longtemps de ce qu’aura été l’ambiance de ses stades…en espérant que cela ne soit pas repris dès la prochaine…

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 10:32

billets-picto-etranger,8-1-181729-3 Voilà un terme qui revient depuis déjà plusieurs années. On aime généralement bien globaliser les dérives actuelles de l'argent dans le football, par ce terme, football business.

C'est surement le point qui sur le fond et la forme réunit l'ensemble des supporters et amateurs du football derrière un unique et même combat, et c'est surement ce qui fait détester au plus haut point, ceux qui voient en le football, un sport corrompu par l'argent et les bénéfices...

Quand Canal+ débourse plus de 600 millions d'euros pour le championnat de France de Ligue 1, la population française ne reste pas insensible à de telles sommes. Quand l'opinion publique s'offusque, les présidents de Ligue 1 se frottent les mains.

C'est bien là tout le paradoxe du football et de l'argent, d'un côté, il en faut pour être compétitif, mais de l'autre, en temps de crise, ses sommes astronomiques le déservent au niveau de sa popularité...


Si nous évoquons ce thème sur ce blog, c'est qu'il est cher au monde des tribunes, qui par le biais la plupart du temps des Ultras, se dresse devant l'évolution du football moderne, alors que sa vision est la plus souvent celle d'un football populaire...


Nous sortirons de cet article plusieurs points, de préférence les plus sensibles, ceux, qui sur le fond réunisse finalement l'ensemble des amateurs de football, mais qui sur la forme crée un quiproquo, tout simplement du à un manque de compréhension des divers univers.


Les joueurs :


Trop payés, voilà la critique majeure que l'on retrouve dans toute analyse de l'argent autour du football. Tâchons de rentrer un peu plus dans le détail de la critique, en essayent d'aborder un point de vu précis, comme d'habitude, celui des supporters. L'évolution du salaire des joueurs, dépend directement des sommes qui circulent dans le football, et au pro rata des revenus des droits télés, de façon générale, le salaire des joueurs n'est pas si illogique que ça. Reste maintenant à savoir comment il est utilisé, et surtout par qui...

Nous ne critiquerons donc pas ici, les sommes des salaires, qui résultent, on vient de le dire, du marché actuel. On s'attardera sur les devoirs que ces sommes impliquent.

Et c'est bien là, que le bas blesse, car, avec de tels salaires, certains, si ce n'est la majorité, des joueurs manquent cruellement de reconnaissance. En effet, de telles sommes, impliquent pour le supporter, un minimum d'implication,  et de respect.  Alors, plus que le rendement sportif, qui dépend de nombreux paramètres que seul l'intimité du vestiaire permet de connaître, c'est surtout l'attitude du joueur qui est mise en avant. Bien souvent cette attitude fait défaut aux joueurs, et il n'est pas difficile de trouver des signes d'attitudes irrespectueuses. Le fait basique, de simplement "mouiller le maillot", question d'envie! Le fait de saluer ses supporters, à domicile et surtout à l'extérieur, question de reconnaissance! Le fait de rester humble en dehors des terrains, et d'arborer une image digne de sa situation, question de respect. Comme tout bon citoyen, un joueur de football à des droits, comme celui de percevoir un salaire mirobolant, mais il a aussi des devoirs, qui dans cette situation économique, ne sont pas si lourds à supporter, mais que malheureusement, trop de joueurs oublient, pensant passer au dessus de ses règles. Alors, ils ne sont pas tous comme ça, il y en a heureusement pour qui les trois termes cités ci dessus, signifient quelque chose, et ceux là, même si leur rendement sportif est moyen, passeront toujours mieux, qu'un joueur surpayé et irrespectueux.

Sans faire de raccourcis hâtifs, ce phénomène évolue avec l'argent, et ce sont généralement, les anciens, moins payés, qui sont attentifs à ces détails. La jeunesse montante, bersée dans un monde où tout leur est promis, oublient ses valeurs, et sont la preuve vivante, que l'évolution des joueurs de football, où l'eur argent  et leur contrat prédominent, fait perdre aux individus, ses valeurs fondamentales.

 

Les transferts :

 

Surement, l'élement le plus flagrant du football business. Quand Z. Zidane est acheté 75 millions d'euros, il y a quelques années, C. Ronaldo l'est pour 94 millions d'euros, quelques années plus tard. C'est bien là toute l'évolution du football. Même si depuis quelques années, les transferts demeurent plus raisonnables, de tels transferts suscitent l'émotion du public. Là encore, au même titre que les salaires, c'est l'univers général du football qui provoque de telles dérives. Si l'argent ne coulait pas à flot dans le milieu, nous n'en serions jamais arrivé jusque là. Trop, c'est trop, et même si cela ne touche directement pas les supporters, cela ne laisse néanmoins pas insensible. Sans rentrer dans les détails des sommes de transferts, notons simplement, l'émoi que peuvent susciter de tels transferts, qui renforcent encore un peu plus l'image d'un football professionnel qui dérive. Surtout, que ce type de transfert est réalisé par des clubs endettés, dont on ne comprend pas le pourquoi du comment...

 

Les droits télévisuels :

 

L'élément déclencheur de l'actuel football business. Plus les années passent, et plus les millions coulent pour obtenir la retransmission des matchs de football. Ces droits télés, constituent pour de nombreux clubs, la majeure partie de leurs revenus annuels, et sont donc primordiaux pour leur bon fonctionnement. Ce marché est devenu tellement concurrenciel, que les prix flambent, et c'est à celui qui donnera le plus cher qui sera récompensé. Logique commerciale évidente pour un secteur privé, mais on ne peut la dissocier du fonctionnement du football, sport populaire avant tout. Alors, il y a, c'est évident, une corrélation, entre la popularité du sport, et l'accroissement des revenus, mais la dérive est belle et bien, du côté du l'argent. Au détriment du spectacle, et de l'accessibilité, on préfère couper les droits télés entre les meilleurs propositions, et ainsi proposer des matchs innaccessibles au plus grand nombre. Par exemple, les matchs du samedi soir à 21h sur orange sport, qui sont généralement des matchs intéressants, ne peuvent être vus que par des abonnés du prestataire orange. De plus, cette chaîne n'a pas la notoriété de Canal+ (elle aussi privée), mais qui a basé son succès sur le sport, alors que pour orange, ce n'est qu'une branche parmi tant d'autres. Les matchs décalés aussi, tout cela, pour une question de retransmission. Nous sommes arrivés à un point, ou ce sont les télévisions qui décident des jours et des heures de matchs...au détriment, des joueurs tout d'abord, mais surtout au détriment des supporters, qui par le passé ont toujours eu l'habitude d'un football français joué en diurne. Question de culture, les matchs l'après-midi, comme cela se fait en Angleterre, c'est plus compliqué en France, de même pour les matchs à 21h à moindre degré, ou bien les matchs en semaine quasiment inaccessible au stade pour la majorité, surtout à 18h un mardi par exemple.
Nous sommes donc arrivés dans un univers footballistiques, où c'est bel et bien l'argent qui dirige le football, les droits télévisuels en sont la preuve.

 

Les stades :

 

Nous l'évoquions dans notre article précédent sur l'Euro 2016, l'évolution des stades s'inscrit là aussi dans une politique de football business. Si, nous le répétons, nous sommes pour la construction de nouveaux stades, aux architectures plus flamboyantes, nous ne sommes pas pour l'évolution d'un stade en centre commercial. Différents points, les stades de football ont toujours été des stades qui respiraient le football, et leur architecture parfois champêtre faisait encore du football un sport ancien, plus populaire. Alors, c'est évident, il faut vivre avec son temps, et certains stades méritent d'être construits, afin d'obtenir une architecture et une vision plus moderne. Auparavant, nous avions des stades uniquement consacré au football, où leur utilité n'était que sportive. Or, aujourd'hui, nous allons nous retrouver avec des enceintes multi-fonctions, à l'intérieur desquelles s'organiseront différentes manifestations, et autour desquelles s'implanteront des commerces, et autres boutiques loisirs. Vous l'aurez bien compris, dans l'unique but de rentabiliser la construction du stade, et donc de faire ensuite du profit. Question d'argent! Cette multi-fonctionnalité des stades, aura une conséquence majeure, changer le type de supporters dans le stade. En effet, d'un modèle de supporter actif, nous allons petit à petit passer aux spectateurs passifs, beaucoup plus rentables, en termes d'achat en buvette ou en produits dérivés. Rempli alors de passionnés, le stade va voir augmenter sa population de consommateurs. Public forcément plus "sage" mais clairement moins "fervent". On perdra alors, cet âme qui a fait vivre nos stades français durant des années, s'éloignant encore un peu plus de l'aspect populaire du football. Car il ne faut pas se leurrer, qui dit nouveau stade, dit augmentation des prix, et cette sélection par l'argent tant souhaitée par les dirigeants du football français pourra alors se mettre en place.

L'argent prévaut donc sur l'aspect populaire des stades, et la rénovation/construction de ces derniers marquera le début d'une nouvelle ère. (vision très pessimiste d'une situation qui n'est pour le moment qu'à envisager)

 

Les Coupes du Fric :

 

Pour faire simple, prenons l'exemple de la Coupe de la Ligue, créée alors qu'il n'y avait que 18 clubs en L1. Cette coupe existe dans l'unique but de gagner un maximum d'argent. Car son âme ou son côté populaire, n'ont strictement rien à voir avec la plus belle des coupes, la Coupe de France. Cette coupe à l'aspect populaire hors du commun reste le dernier garant de ce côté historique du football, où foot amateur et foot professionnel se croisent. Cette saveur et cette ferveur sont belles à voir, alors que la Coupe de la Ligue, ne respire qu'argent et droits télévisuels. Pour une fois, l'âme du football reprend son droit, et cette dernière tend à s'éteindre, sous la pression des clubs, qui dans des calendriers surchargés, font généralement tournés leurs effectifs pour ces matchs, sans grand intérêt.

 

En conclusion de cet article plus classique, et même très général, nous pouvons espérer que très peu de choses, tant l'argent est omniprésent au sein du football. Alors, sa popularité universelle en est surement à l'origine, mais une fois enfermée dans le cercle vicieux du profit, difficile de s'en extirper. Et si chacun entend à s'accorder sur des points précis, chacun le fait dans son coin, et laisse finalement le football business pendre le dessus. Le travail des médias fonctionne à merveille, et finalement, nous le répétons assez souvent, le football n'est pas qu'un simple sport...si d'un côté son aspect socio-culturel est important, son aspect financier l'est tout autant...pour encore combien de temps?

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 14:46

logo-uefa-euro-2016 91A première vue, l'attribution à la France de l'organisation de l'Euro 2016 de Football par l'UEFA est une très belle opération. Dix-huit ans après la dernière coupe du monde victorieuse, le public français salive quant à l'idée de revivre quelque chose de tel. Cet engouement, plus que légitime, ne doit pas néanmoins être l'arbre qui cache la forêt. Car ce projet, si sur le fond est vraiment un bon point pour le rayonnement de la France et de son football, il cache derrière lui, de nombreux enjeu, certes moins parlant, mais malheureusement omniprésent, et on est alors en mesure de se demander les réelles motivations d'un tel projet.

 

Comme à l'acoutumée, sur ce blog, nous nous pencherons sur la question, d'un point de vue minoritaire, celui des supporters actuels, et quelles sont les conséquences et les risques envisagés?

 

Tâchons dans un premier temps de comprendre l'emballement actuel, qui rappelons le est légitime devant une telle compétition.

 

- Comme nous l'avons dit, à travers cette annonce, le public français ne pense qu'à une seule chose, revivre l'épopée de 1998, qui restera à jamais gravé dans les mémoires. C'est évident que de telles émotions ne peuvent être oubliées, et dans une période actuellement compliquée (socialement parlant), de pouvoir se dire quand six années, nous aurons la chance de revivre de telles émotions, donnent du baûme au coeur à la population.

 

- Au niveau du rayonnement territorial ensuite, sur une échelle nationale tout d'abord avec la publicité que cela fait à la nation France, à l'échelle locale ensuite, avec une dynamisation pour les communes, départements et régions les jours de matchs. La publicité sera alors tellement importante que les retombées seront très favorables, d'un point de vue économique ou moral.

 

- Au niveau de l'ensemble du Parc des stade français ensuite. Nous l'évoquions dans un article précédent, basé sur le modèle anglais, mais d'avoir enfin des stades d'un point de vue architecture strict, arrondies, fermées et jolies, rendront l'attrait encore plus important. On imagine alors des nouveaux stades à Nice ou à Lille, pour un résultat vraiment attrayant, quand on regarde l'état actuel de leur stade.

 

- Et enfin, d'un point de vue social, la création d'emploi risquent d'être favorisé dans cette période, et on ne peut que s'en réjouir, connaissant les temps difficiles actuels.

 

A première vue, on ne peut que se réjouir de cette attribution. Mais nous l'annonçions dans l'introduction, tout n'est pas forcément positif dans cette décision, il existe en effet des risques de changement important du football français, et de notre point de vue de supporter de football, des craintes déjà envisagés se font de plus en plus concrètes. Explications.

 

Il faut bien comprendre que cette attribution de l'Euro 2016 ravit doublement nos dirigeants (si contestés) du football français. D'un côté, ils acquierent la légitimité d'organisateur de grand événement, et de l'autre ils vont pouvoir mettre en place, quelque chose dont ils rêvaient...la création d'un nouveau football plus moderne, et plus axé sur le business.
Car au fond, il faut bien l'admettre, ce qui les intéressent, ce sont bel et bien les retombées économiques, et quand on vous avancera les nouvelles mesures, vous comprendrez les enjeux cachés de cet Euro!

 

- Commençons par les stades, qui seront, on ne s'en doute pas, jolis et très pratiques. Malheureusement, et comme cela s'est fait en Angleterre et surtout en Allemagne, ils ne seront pas que des stades de football...Dans le sens où ils seront dotés en leur enceinte ou tout autour, d'un ensemble de boutiques allant du simple snack au bowling ou autre cinéma, faisant ainsi du stade une sorte de gigantesque centre commercial...Le but? Récupérer un maximum d'argent en produits dérivés, ou recettes colatérales.

Toujours au niveau des stades, finit les Stade Gerland, Stade du Ray ou Léon Bollé...place aux naming et les OL Land, MMA Arena ou autre SFR Park. Le but?  Récupérer un maximum d'argent... de la part des sociétés privés, grâce aux publicités.

 

- Ensuite, et ce dossier tient particulièrement aux coeurs de nos dirigeants français, essayer d'en finir avec cette forme de supportérisme, les Ultras...Forcément, le style contestataire et protecteur d'un football populaire, à l'opposé de leur volonté, dérange au plus haut point Mr Thiriez ou Escalettes...On peut s'en douter, ce dossier sera prioritaire d'ici 2016, et les récentes mesures prises à l'encontre de supporters (dissolutions ou autre plan anti-violence) risquent de s'accentuer. Le but, faire venir au stade, un type de public en grand nombre, appelé "familial". Si cela semble intéressant au premier abord, il faut comprendra par là, retour sur investissement...Parce que ce type de public, c'est celui qui vient au stade, regarder paisiblement son match assis, en achetant des maillots, ou autre produits dérivés, en consommant à la buvette, celui qui en racourcissant...ramène un maximum d'argent. Les beaux discours, on veut un public sain et fair-play, sont certes, très jolies sur la forme, mais comprenez qu'en dessous ce discours se cachent bien discrètement la question d'argent, et ne croyez pas que c'est autre chose que cela qui les animent.

Attention, ceci n'est pas une critique envers ce type de public, qui a, comme tout le monde sa place au sein d'un stade...Malheureusement, on ne comprend que trop bien ce qui se trame en dessous de cette candidature, et nous, supporters de football sommes méfiants, car nous savons que cette volonté de changement et d'argent, est très forte au sein des dirigeants du football français.

Nous sommes pour la présence de tous les publics au stade, que chacun cohabite avec tout le monde, mais que les stades de football restent des stades en vie...

Pour plus de détails, il suffit de lire le chapitre sur les mesures prises par le Président du PSG...mesures qui risquent de s'étendre à d'autres clubs d'ici là...

Ces mesures ne concerneront pas directement les match de l'Euro en eux-mêmes, mais il nous touchera avant et après, et c'est bien là, qu'existe cette méfiance.

 

Sur cette optique, espérons que lors de la création de nouveaux stades, que les associations officielles seront consultés, afin d'établir une continuité entre l'avant et l'après. Sur le modèle Allemand, des associations de type Ultras continuent d'exister dans les nouveaux stades et participent grandement à l'ambiance lors des matchs. Croisons les doigts pour que nos dirigeants ne l'oublient pas...

 

En conclusion, à l'heure actuelle, il existe un emballement légitime quand à cette attribution, qui berce la population française d'un air nostalgique de 98'. Nous ne demandons que de revivre de telles émotions. Mais attention, n'oublions pas les motivations cachées et non dites de cet Euro, qui comporte des risques non négligeables pour le supporterisme français, et notamment le mouvement Ultras, et c'est bien là, le but de ce blog, qui est de constamment rester méfiant quant aux décisions de nos dirigeants français...qui bien souvent, sont majoritairement axés sur des questions d'argent, et qui profitent d'effets d'annonce pour obtenir ensuite une crédibilité...malheureusement malhonnête...

En faisant un léger parallèle, même si il n'y a pas de relations directes, n'oubliez pas que ceux qui ont maintenu Raymond Domenech à la tête de l'Equipe de France après l'échec de l'Euro 2008, sont les mêmes qui organiseront l'Euro 2016...Restons méfiants!

 

Il y a du bon voire du très bon, mais il y a aussi des risques à ne pas négliger. La coupe du monde 1998, n'a pas été tout rose...

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 09:22

Lettre-ouverte-copie-1.PNG

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 10:50

772.jpg8 mai 1996, le Paris-SG remporte à Bruxelles la Coupe des vainqueurs de Coupes face au Rapid de Vienne, face aux autrichiens du Rapid de Vienne. A cette époque, le PSG comptait dans ses rangs des joueurs comme Raï, Djorkaeff ou autre Lama…

8 mai 2010 : le journal le Parisien annonce les mesures possibles que le club du PSG souhaite mettre en place l’année prochaine afin d ‘éradiquer le problème de la violence autour du Parc des Princes…

Cette date historique est censée commémorer la fin de la guerre 39-45, mais pour tous les abonnés du PSG, cette date risque de faire office de déclaration de « guerre » (toutes proportions gardées) entre eux et la direction de leur club favori…

Retour sur d’opinion sur ces mesures, qui en quelques jours ont mobilisé l’ensemble des fans parisiens sur la toile…même si rien n’est encore officiel…

 

La principale mesure consisterait tout bonnement à supprimer les 13 000 abonnements qui composent les tribunes Auteuil, G et Boulogne. Il faut savoir que le PSG compte environ chaque année entre 22 et 23 000 abonnés, je vous laisse faire les comptes, on serait à plus de la moitié des abonnement supprimés…

Cette mesure est jugée unanimement comme inacceptable par les supporters du PSG. En effet, comment faire autrement pour stigmatiser l’ensemble pour une simple minorité ? Car il faut pas se le cacher, et pourtant, tout le monde semblait d’accord il y a peu, pour dire que les problèmes des tribunes parisiennes n’était le fait qu’une d’une minorité, chiffrée à moins d’un millier…Comment pour 1/13 des abonnés, le club peut-il punir l’ensemble de ses fidèles ?

Par conséquent, en supprimant tous ces abonnements des tribunes populaires, quelles solutions de remplacement ?

Des places en vente libre entre 20 et 30 euros l’unité pour des tribunes censées être populaire ? C’est tout bonnement, faire un tri sélectif en fonction de la classe sociale…En gros, dehors les pauvres, bienvenue les riches…Quand on sait, que dans un abonnement, la place unitaire d’un match en Virage est de l’ordre de 8 euros. En triplant ce prix, vous êtes surs de virer la majorité du public, par contre, vous n’êtes pas surs d’en récupérer autant d’une autre CSP…Car il faut pas se leurrer, on l’à déjà évoqué ici, mais augmenter le prix des places comme soit disant en Angleterre, n’est clairement pas une solution, tant la passion anglo-saxonne pour le football est immense, alors qu’en France, le porte feuille prime sur tout…La France n’est pas un pays de football, augmenter les prix des places est à coup sûr une erreur !

 

D’après le parisien toujours, le PSG souhaite créer des espaces familles. A croire, qu’en bas des virages, avant de rentrer dans le stade, c‘est marquer interdit aux enfants de moins de 16 ans, et interdit aux parents de plus de 40…Il est vrai, que les supporters parisiens, sont tous des jeunes écervelés, qui menacent femmes et enfants, avant de les manger…Sérieusement, si, il est vrai, les « familles » ne sont pas majoritaires en tribunes, elles ne sont pas non plus inexistantes…Quand on sait pertinemment que les gênes du supporter de football se transmettent de générations en générations, et que la plupart sont venus au stade avec leurs pères ou leurs frères…Donc oui aux tarifs préférentiels pour les familles, mais ne croyez pas que les enfants sont actuellement interdits de Virages…


Ensuite, on parle de débaptiser le nom des deux Virages, par symbole on imagine. L’intérêt ? Inutile…Qu’est ce qui empêchera les personnes présentes de chanter à la gloire de leur tribune ? Dire Kop Of Boulogne ou Virage Auteuil, sera répréhensible d’interdictions de stades ? Restons sérieux s’il vous plaît ! Dans le cœur de tout supporter parisien, ces tribunes font partie de l’histoire du Paris Saint Germain, et continueront de l’être…

Une autre mesure, dans la lignée des précédentes, le fichage de chaque spectateur, avec présentation de carte d’identité, et tout ce qui va avec. Là, on touche une nouvelle fois le doigt sur un point sensible au niveau juridique, au libre déplacement de la personne, au fichage illégale. Enfin bon, on avait eu l’interdiction d’arborer une plaque d’immatriculation francilienne les jours de matchs du PSG à l’extérieur, on peut se permettre de ficher tout les spectateurs, gentils ou méchants, on n’est visiblement plus à un amalgame près…

 

Et pour finir, la reprise de l’organisation des déplacements par le PSG, sûrement la mesure qui semble inévitable, et la plus logique (encore faut il voir les conditions). Mais au niveau des coûts, de l’organisation, des moyens, combien de temps cela va durer ? Pourquoi aussi pénaliser les supporters du PSG en dehors de l’île de France ? Cette mesure peut être bonne, à condition qu’elle se fasse de façon logique. Malheureusement, on peut craindre le pire, vu le cadre dans lequel elle s’inscrit.

 

Il y en aura sûrement d’autres encore, et nous en saurons certainement plus dans les prochaines semaines, mais cette annonce a fait office d’un coup de poignard pour tous les abonnés du PSG. Depuis samedi matin, les forums sont submergés, les avis tous unanimes, les sentiments de tristesse, de dégoût, de colère, d’incompréhension ressortent le plus souvent. Le PSG à travers un communiqué, n’a pas réellement démenti, mais simplement dit : « le contenu dudit article soit autant erroné qu'incomplet : il ne reflète pas l'état d'esprit dans lequel le PSG veut agir pour permettre à ses supporters de cohabiter paisiblement ».

Cela n’a pas rassuré les supporters parisiens, qui restent sceptiques envers la direction de leur club. Il faut dire, que cela s’ajoute au projet de rachat par Colony Capital (actionnaire du PSG) du Parc des Princes, laissant planer des doutes quand à leur intérêt principal dans cette affaire…

Néanmoins, il ne faut pas croire que les supporters parisiens veulent faire pattes blanches. Ils savent très bien, que ce qu’il s’est passé a été au-delà des limites, qu’un homme est mort, et qu’il faut faire quelque chose. Sur ce point, nombreux sont ceux, qui attristés, veulent retrouver un Parc avec des couleurs Rouge et Bleu, et des chants à la gloire du PSG, et qui veulent en finir de cette guerre interne nauséabonde.

Mais en dictant de telles mesures, le club oublierait, que ses supporters sont conscients de la situation, et qu’en pénalisant l’ensemble, en stigmatisant les innocents, le risque de perdre des fidèles est grand.

Car il faut être réaliste, les Virages et leurs abonnés font partie intégrante de l’histoire du club, que le Parc des Princes sans eux, ne serait plus jamais le même.


En effet, les conséquences de telles mesures, certes éradiqueront tous problèmes sur le long terme, mais à quel prix ? Un Parc des Princes à 15 000 personnes de moyennes sur l’année ? Un Parc des Princes amorphe, sans vie, sans chants, sans ferveur ? Voilà le prix à payer ?

 

Le club oublie certainement, que depuis 1998 et les épopées glorieuses en Coupe d’Europe, le PSG n’est plus un club, qui sportivement déchaîne les passions. Il y a bien évidemment ces titres, qui sauvent le club de saison en saison, mais sur la régularité, sur la stabilité, ce club est il enclin à faire rêver ? Définitivement non ! Depuis 1998, il y a une chose majeure, qui fait venir les joueurs au PSG, en dehors de la ville de Paris et de ses boites de nuits, c’est à coup sûr le Parc des Princes. Théâtre par le passé, de soirées historiques, où résonnent encore les vrombissements des chants ! Il ne suffit pour cela que de voir, ce que disent les joueurs en signant au PSG, « jouer au Parc des Princes est quelque chose de fabuleux », ou bien encore, les adversaires les veilles de matchs « Jouer au Parc est magnifique ». Malgré les résultats catastrophiques du club, il y a bien un vecteur qui est resté stable, qui a continué malgré vents et tempêtes à subsister, c’est évidemment le Parc des Princes et ses supporters. Il y a 3 ou 4 ans à peine, ce stade et ses habitants étaient récompensés par France Football de la plus belle architecture, et de la meilleure ambiance, et ce, par les premiers acteurs de la Ligue 1, les joueurs ! Il y a deux ans, quand le club jouait le maintien, dans les dernières journées, si les joueurs se sont donnés (trop tardivement), n’est ce pas, parce que le Parc et les tribunes visiteurs étaient remplis et donner de la voie comme jamais, pour voir leur club préféré survivre ?

Il suffit de demander aux acteurs majeurs de l’histoire sportive du PSG, de Raï, en passant par Ronaldinho pour finir par Pauleta, qui dans le tout récent reportage « 40 ans de fièvre » que ce stade et ce public ont quelque chose de spécial. Comment ne pas avoir une soudaine montée de nostalgie quand on voit Raï pleurer devant le Virage Auteuil, avec les chants qui résonnent ?

Ce Parc des Princes, s’est construit grâce aux joueurs dans les années 90’s et leurs épopées historiques. Depuis plus de dix ans, cet héritage est passé du terrain aux tribunes, et ce qui rend le PSG attractif depuis des années, c’est bel et bien son stade et ses supporters.

Alors oui, des dérives ont eu lieu, depuis le début des années 90’s déjà, oui, il faut faire quelque chose pour les endiguer, mais avant d’en arriver là, il y a d’autres solutions.

Se séparer de ses plus fidèles supporters, est à coup sûr une erreur, qui risquerait de rendre le PSG différent aux repères perdus.

 

Il n’y a pas de meilleurs supporters que d’autres, simplement les poumons de l’ambiance, ce sont les virages, ce sont eux qui animent visuellement et vocalement le stade, qui en font sa réputation pour son ambiance. En les évinçant du Parc, vous perdez cette atmosphère de ferveur, et vous créez plus de dégoût que de satisfaction.

Car si vous venez au stade voir un match de football, vous venez pour l’ambiance, pour ce qui règne dans le stade, celui qui dit venir regarder simplement le match mentirait, venir au stade, c’est profiter voir participer à cette ambiance.

Avec de telles mesures, si jamais, elles voient le jour, c’est à coup sûr, que le Parc ne sera plus jamais comme avant, qu’il ne résonnera plus des chants magiques de Paris…Le Parc sera un autre stade, qui peut être se reconstruira au fil du temps, à la seule condition d’avoir sur le terrain des résultats digne du standing de la Capitale de la France. Auquel cas, en cas de mesures disproportionnées, et en cas de chute sportive, le PSG perdra finalement tout, et risquerait de mourir à petits feux !

 

Tout cela, les supporters du PSG l’ont bien compris, et plus les décisions avancent, moins ils se reconnaissent dans leur club, qui pendant des années les a fait rêver. Malgré des résultats en dents de scie, comment oublier la finale de la Coupe de France 2006, ou bien le match UEFA contre Twente ? Ils savent que club est à part, qu’il réserve sont lot de surprise, malheureusement, cette surprise là, n’est pas la bonne, et les conséquences risqueraient de faire du PSG un autre club, reniant ainsi tout son passé…

 

Il en va donc, de l’avenir du Parc des Princes, du supportérisme parisien qui déjà mal en point essaye de subsister et finalement, il en va de l’avenir du Paris-Saint-Germain !

 

Vous l’avez remarqué, c’est avec passion que je vous ait écrit cet article, ne pouvant omettre mes préférences. Malheureusement, l’heure est trop grave pour ne pas laisser parler les sentiments !

Et je ne suis pas le seul, puisque de nombreux articles voient le jour depuis ce 8 mai 2010.

 

En voici un exemple : http://www.lemeilleurdupsg.com/article-12663-8-mai-la-guerre-est-declaree.html

 

Samedi, se jouera le dernier match de la saison au Parc des Princes…la fin d’une histoire ?

Ne jamais rien lâcher…

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 09:43

578443468 small Sans surprise, le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux a annoncé, ce Jeudi 29 avril 2010, la dissolution de septs associations ou groupements de faits, de supporters, en acceptant l'avis préalablement fourni par la Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives.

Deux ans après les dissolutions des Boulognes Boys 85 (PSG) et de la Faction Metz, c'est une nouvelle décision de taille, qui s'attaquent aux associations de supporters de trois clubs, le PSG (5), Lyon (1) et Nice (1).

Au premier abord, écoutant ça d'une seule oreille, certains pensent que ce genre de décision est bénéfique pour éradiquer les violences autour des stades...Mais deux ans après les premières dissolutions ministérielles, la situation a t-elle réellement changé?

 

Ce qui nous amène à se demander si de telles décisions sont réellement justifiées? Adapatées? Utiles?

 

Sans revenir sur les détails des deux premières dissolutions de 2008, constatons les faits. Soit disant, en "éliminant" les Boulogne Boys, le problème de la violence au Parc des Princes devait s'apaiser. Résultats, deux ans plus tard, un nouveau drame est arrivé, et un autre supporter, Yann Lorence, après Julien Quemener, est décédé autour du stade.

Conclusion, rien n'a changé, et pire encore, on peut se demander si cela n'a pas empiré? On l'a, de nombreuses fois évoqué sur ce blog, mais le nombre de violences autour des stades de Ligue 1 semblent prendre des proportions, que les autorités n'arrivent plus à contenir. Les faits sont de plus en plus nombreux, les dérives de plus en plus graves, et les décisions prises en conséquences sont de de plus en plus incohérentes. Huis clos, Interdictions de Stades, dispositif ultra-sécuritaire et aujourd'hui dissolutions, voilà le panel de sanctions que les autorités ont à leur disposition pour punir. Mais ont-elles de quoi prévenir? Hormis la division de Lutte contre le Hooliganisme récemment créée (trop tardive?), et le travail trop peu écouté des Renseignements Généraux, nous sommes en droit d'avancer les limites de notre système, face à un tel problème, qui rappelons le, mériterait une toute autre approche.

 

Revenons en aux dissolutions des associations ou groupement de faits? Réellement, qu'est ce que cela change? A vrai dire, pas grand chose...Sur la forme,, d'un point de vue individuel, il sera dorénavant interdit d'aposer du matériel au nom de l'association au sein des stades. A l'époque, on avait vu, suite à la dissolution des Boulogne Boys une interdiction formelle de tout signe distinctif à l'effigie du groupe(t shirt, écharpes etc) . Mais une fois de plus, ce fut le cas pour quelques semaines, et aujourd'hui l'interdiction n'est même plus respectée. Alors interdire le matériel oui d'accord, mais concrètement cela change quoi? La personne de l'association change de t-shirt et d'écharpe et revient au stade, sans problème. Donc les éventuels fauteurs de troubles, et éventuels membres d'une association dissoute, reviennent au stade une fois la dissolution prononcée? Intérêt? Zéro....

Collectivement désormais, l'association perd son statut d'association 1901, ainsi que sa relation avec son club. Par conséquent, impossibilité de préparer ses animations comme auparavant, accès privilégié pour la billeterie des matchs à l'extérieurs terminé, et autres avantages que le statut d'association officielle de club pouvait proscrire.

 

Finalement, conclusion, les dissolutions désservent plus l'ambiance dans les stades que les violences autour...Car on interdit l'artifice du fondement de l'ambiance des stades français, au travers des Ultras, mais on n'interdit pas aux personnes potentiellement violentes de rentrer au stade (hors preuve directes).

 

Imaginons maintenant les conséquences possibles de telles décisions...

Le club, ainsi que les autorités policières perdent tout contact direct avec un interlocuteur précis et connu des autorités en cas de problèmes. Car dans le cadre d'une convention signée avec le club, il y a un certain domaine restrictif. En déclarant la dissolution, c'est perdre cet interlocuteur si important, et encourager ensuite les gens à l'indépendantisme. D'où, une perte de contrôle évidente sur les individus...Laisser libre 500 personnes, auparavant encadré dans un groupe, n'est plus la même histoire, et la retenue d'alors pour l'image de celui-ci n'existera plus. Chacun pourra faire ce qu'il souhaite, aux plus grands futurs remorts des autorités...

Comment contenir des centaines de personnes laissés libre à elles mêmes? Je vous laisse imaginer les dérives possibles...

 

Tout cela nous amène à se demander, le bien fondé de telles décisions. Nous douterons de la compétence du ministère, si celui-ci ne se rend pas compte des conséquences provoquées...Il y a surement des personnes compétentes autour de ce sujet, malheureusement elles ont l'air d'être ignorées, tant les décisions sur la question du "hooliganisme" deviennent de plus en plus incohérentes...

Oui, il y a eu des faits graves et dramatiques autour de matchs de football, les médias nous l'ont suffisament relayés pour que chacun soit au courant, et se fasse une opinion (trop souvent déviée) du problème.

Par conséquent, devant un tel battage médiatique, la classe politique, une fois prise dans le sujet, se doit de réagir et ainsi montrer à la population qu'elle réagit à de telles dérives.

Mais comment réagir pour obtenir l'approbation populaire? Faut il privilégier l'effet d'annonce sur l'intérêt des décisions?

Taper fort médiatiquement, avec des décisions compréhensibles et significatives, mais complètement dénuées de sens? Ou bien, prendre le temps d'analyser et de proposer des décisions plus tardives mais plus cohérentes et utiles, qui certes sont pas aussi flamboyante que d'autres?


Le choix semble malheureusement fait, mais détrompez-vous, si vous pensez que ce sont des décisions utiles et logiques, vous réagirez comme ils le souhaitent, en vous laissant aveugler par des effes d'annonce, dans le simple but de montrer qu'on existe...

Posez vous les bonnes questions...

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 13:58

200910061348_zoom.jpgQue le 25 Septembre Brice Taton, supporter du Toulouse FC, est décédé à Belgrade, des suites de ses blessures, après avoir été roué de coup et lancé du haut d'un escalier, 8 jours plus tôt, par des supporters du Partizan de Belgrade.

Brice, ainsi que ses amis, étaient venus assister au match opposant leur équipe favorite, à celle de la capitale Serbe comptant pour l'Europa League. Ils étaient alors réunis sur la terasse d'un bar, avant d'être sauvagement attaqué par un groupe d'une vingtaine d'individus, venus uniquement pour en découdre.

Face à un tel déferlement, Brice et ses amis n'ont pu, que très peu se défendre, malheureusement, Brice, prit à partie par un groupe de 5 ou 6 personnes a été lynché, puis jeté du haut d'un escalier de 10mètres...

Au moment de l'arrivée des secours, il était encore conscient, mais le mal était fait, et ses blessures, trop graves, l'ont plongé dans un coma, qui l'amènera à nous quitter 8 jours plus tard.


Mercredi 21 avril, s'ouvrait à Belgrade, le procès de ses agresseurs, qui risquent 30 à 40 de prisons fermes pour "homicide volontaire". A travers cet article, il est uniquement question de rendre hommage à ce supporter Ultra, parcourant des centaines de kilomètres pour suivre son équipe favorite lors d'un match de football....


De façon générale, il est de coutûme lors de déplacement de supporters, Ultras ou non, de profiter en amont du match de la ville où l'on se déplace. Tradition encore plus forte lorsqu'il s'agit de matchs de coupe d'Europe, dans des pays étrangers (volonté de visiter, de découvrir d'autres cultures). Mais il faut savoir que chaque pays ou ville a ses particularités, et qu'avant de s'aventurer dans une ville, il faut en connaître les rouages, et règles. Je parle ici de façon générale, et que le cas de Brice n'a rien à voir là dedans.

En quelque sorte, venir dans une ville adverse, dans le milieu des tribunes, peut être considéré comme une provocation, et généralement, cette "provocation" volontaire génère des violences.

 

Pour en revenir au cas de Brice et de ses amis, cette donnée n'a pas été oubliée par le groupe, puisque les couleurs à l'effigie du TFC ont été soigneusement caché, comme le souligne de le Président des Indians Tolosa, groupe Ultra dont faisait partie Brice : "Nous étions au café, j'avais rangé mon écharpe dans une petite sacoche, sans provocation inutile, on s'est fait attaquer sauvagement, c'était un acte de guerre caractérisé". Comme nous pouvons le lire, les précautions étaient de mise, car les toulousains connaissaient les risques potentiels et la violence radicale des supporters serbe. Malheureusement, cela n'a pas suffit, du fait de l'extrêmisme dont font preuve les supporters du Partizan. Sans rentrer dans des divergences politiques, cette attaque volontaire et caractérisée, est l'oeuvre d'un groupuscule extrêmiste, censé à la base venir mettre le boxon lors du défilé de la Gay Pride de Belgrade, mais qui devant le dispositif policier trop important, se sont rabattus sur une proie plus facile, en l'occurence, les supporters toulousains...

 

Si, souvent, la violence organisée dans le football se fait entre deux groupes conscients, là ce ne fut pas le cas, d'une parce que les toulousains n'avaient pas d'intention d'en découdre avec qui que ce soit, de deux parce qu'ils n'ont pas la réputation d'être un groupe violent sur la scène Hooligan. L'attaque n'avait donc aucun fondement dans le "Code" du supporter, c'était une attaque aléatoire, visant principalement, des ressortissants étrangers (les toulousains n'auront pas été les seules victimes de coups), et dont la violence a provoqué la mort de Brice...

 

Suite à ce décès, devant la violence inimaginable utilisé lors de cette attaque, la France et plus généralement l'Europe du football s'est mobilisé pour rendre hommage à ce supporter. Des banderoles, des actions, des chants et tout autre support à la disposition des supporters ont été utilisé, dans un seul et unique but, rendre hommage à ce supporter Ultra décédé dans une attaque barbare...On notera tout de même, une comparaison, entre français et serbe. Alors que nous français, logiquement plus proche de ce drame, auront mis moins de dignité et respect quand à la mort de Brice. Quand l'Etat serbe se décrète en état de deuil national, qu'il y a 3h de queue pour rendre hommage à Brice à Belgrade... en France, quelques lignes, quelques minutes seulement, et une faible partie de l'opinion publique touchée par ce drame...

 

Si l'ensemble des tribunes ont été touchées par ce drame, c'est qu'il revêt du caractère aléatoire qui en découle. En effet, tout supporter, ayant déjà fait un ou plusieurs déplacement, a pu facilement se retrouver dans la même configuration que Brice et ses amis...Boire un verre en terasse d'une capitale étrangère, fait partie du folklore, c'est parfois là qu'on en tire les meilleurs souvenirs...malheureusement ce ne fut pas le cas pour Brice, qui était là, au mauvais moment, au mauvais endroit....

Chaque supporter se sent donc concerné par ce drame, car il sait, que finalement ça aurait pu être lui, et que la limite ne tient qu'à un fil...

 

Pour terminer, on espère qu'une chose, que justice soit faite, que les coupables seront punis, même si cela ne fera pas revenir Brice, c'est le minimum que l'on puisse demander...

 

C'est donc avec dignité, respect et tristesse, que nous rendons hommage à Brice, et souhaitons tous le courage possible à sa famille, ses proches et ses amis supporters...

 

Pour ne jamais oublier...

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 15:16

fumigenes-sur-louis-ii.jpg

Acte considéré par les autorités, et certaines fois par les médias, comme un acte de hooliganisme rudement sanctionné par la loi, les fumigènes sont le fruit d’un sacré combat mené depuis le début par le Président de la Ligue de Football Professionnel (LFP), Monsieur Frédéric Thiriez, et très fermement condamné par la quasi-totalité des groupes Ultras français.

A première vue, on a l’impression que d’allumer un fumigène, ou ne serait-ce que, l’introduire dans un stade est quelque chose de très dangereux.

Les clubs sont sanctionnés d’amendes, parfois même de huits clos pour les usages répétés de leurs supporters, et ceux pris en flagrant délit risquent en moyenne 3 mois d’Interdiction De Stade (IDS).

Voilà le panel de sanction à la disposition de la LFP pour combattre les fumigènes.

Mais sont-ils réellement si dangereux ? Cette lutte est-elle justifiée ? Pourquoi la LFP n’arrive t’elle pas à éradiquer ce problème ? Quelles sont les contradictions qui découlent de cette lutte ?

Autant de questions auxquelles nous allons essayer de répondre, en apportant, comme toujours, un point de vu bien différent de ce que vous pouvez entendre ou voir dans les médias.

 

En s’inspirant surement sur le « modèle » anglais, dès le début de son mandat de président à la LFP, Frédéric Thiriez, a voulu éradiquer les fumigènes des stades français. Pour quelles raisons ? On a du mal encore aujourd’hui à les cerner. Un trop grand nombre de blessés peut être ? Improbable, en tout cas, aucun chiffre n’a été avancé pour justifier un tel changement. Le problème de luminosité dégagé par la couleur rouge vive de ces feux de bingale ? La fumée ? L’odeur ? Ou bien est ce finalement qu’une question d’argent ?

Car il faut le dire, récupérer entre 2000 et 5000 en moyenne pour chaque match d’un club ayant des groupes Ultras réputés, cela augmente sensiblement la caisse de la LFP, qui doit se frotter les mains…

 

On a donc du mal à comprendre l’intérêt premier d’une telle lutte. Si quelqu’un connaît les raisons exactes d’un tel changement, qu’il nous le fasse savoir, afin d’éclaircir la situation.

 

Essayons quand même de comprendre les risques. Un fumigène prend l’apparence d’un bâton, d’environ 20 centimètres, et s’allume en enlevant une sorte de goupille. Après cela, il dégage une vive couleur aveuglante de près (généralement rouge), et surtout une très grande chaleur. C’est sur ce dernier point, que le risque existe, car des brûlures sont très probables en cas de mauvaise utilisation.sons exactes d'prendre l' réputés, cela augmente sensiblement la caisse de la LFP, qui doit se frotter les mains...

Voilà le risque majeur d’un fumigène, la brûlure. En dehors de ça, il n’y a pas de risques majeurs, tant que l’utilisation ne se fait pas de façon inconsciente. Le lancer sur quelqu’un peut être dangereux, le pointer trop près aussi, mais cela ne va pas plus loin. Il n’y a aucune histoire d’explosion, comme on peut parfois l’entendre quand on nous rappelle l’histoire du pompier niçois blessé par un projectile lancé par un supporter marseillais. NON, ce n’était pas un fumigène à proprement parler, il s’agissait là d’une Bombe Agricole (BA), engin anciennement réputé dans le milieu des tribunes, qui comme son nom l’indique, explose à un moment donné. Là, oui, le danger est grand, à tel point que ce jeune pompier en avait perdu ses doigts. Mais il ne faut pas tout confondre, la différence est clairement immense, entre un fumigène et une BA.

Là encore, c’est la preuve d’une stigmatisation aveugle, qui prouve un manque d’investigation de la part des journalistes. Confondre un fumigène et une bombe agricole, est très grave, surtout quand on se permet de donner des jugements hâtifs….

 

Pour ne parler strictement, que, des fumigènes, il faudrait que la LFP prouve le nombre de blessés à cause des fumigènes, pour justifier son action. Mais, elle ne dispose d’aucun chiffre. Un exemple, l’année dernière, sur le Parc des Princes, plus de 800 fumigènes ont été allumés, et aucun blessé relatif aux fumigènes n’a été déclaré…

Il y a évidemment des brûlures, mais pas au point d’appeler une ambulance, ou de passer par l’infirmerie du stade.

 

Alors, toute cette mascarade n’est finalement qu’un faux débat, vous ne trouvez pas ?
Sans mise à  disposition de preuves, ne peut-on pas, nous, dire en voyant cela de l’extérieur, que tout n’est finalement qu’une question d’amende pour la LFP qui se remplit les poches comme on ne peut l’imaginer ? C’est là aussi, sûrement un raccourci facile, mais permettez-nous d’en douter fortement.

 

Autre fait non négligeable, qui nous conforte dans notre point de vue, l’utilisation presque systématique des médias, qui diffusent des images de tribunes animées, dont le fumigène en est une preuve parfaite, pour vendre leur produit, comme un produit attractif.

Evidemment, une photo d’une tribune rougit par la chaleur des fumigènes, saute plus à l’œil qu’une tribune sombre, sans couleurs. Nous sommes d’accord sur ce point n’est-ce pas ?

Alors, on peut se permettre d’émettre un doute, quand à la cohérence de tout cela ?

Pourquoi, les médias, les diffuseurs, très proches collaborateurs de Mr Thiriez, en terme de partenariat, se permettent ils de promouvoir une chose que ce dernier interdit ?

Pire encore, Canal +, qui certes verse des centaines de millions d’euros pour la Ligue 1 à la LFP, ne cessent de vanter les tribunes à travers des images de fumigènes, bien plus vendeuses.

Ne trouvez pas qu’il y a une incohérence profonde là dedans ?

Regardez la photo Ligue 1

 

Cela saute aux yeux, et la plupart des amateurs de football associent les fumigènes à la fête dans les tribunes, et non comme un acte réprimandable…

Ne serait–il pas temps Mr Thiriez de faire avancer le débat en apportant des preuves concrètes de la dangerosité des fumigènes ? Ou bien n’est-il pas temps, tout simplement, de laisser tomber l’affaire, ou, au moins la prendre dans un autre sens ?

Car, sans aller dans les extrêmes, il existe des propositions venant des supporters plutôt intéressantes, que la Ligue refuse d’écouter. Comme par exemple, autoriser un allumage festif encadré de fumigènes, en signant des conventions avec les groupes de supporters. Certains même proposent des formations aux risques d’incendies afin de contrôler tout problème en tribune.

 

C’est un coup d’épée dans l’eau, tant Mr Thiriez semble borner à ce sujet, et qu’aucune avancée n'est envisageable. Néanmoins, voilà un sujet, qui a plus de chance d’interloquer l’opinion public footballistique, qui apprécie ce type d’animations quand il va au stade…

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 15:05

article_PSG-tribunes.jpgHooligans, Ultras, voilà deux termes que les autorités et les médias aiment utiliser dès que des violences ont lieues. Malheureusement, et comme bien souvent sur ce dossier, de tels termes mal utilisés, faussent bien des paroles, et les rendent par conséquent peu crédibles.

A tel point, que certaines personnes extérieures à toutes ces violences se retrouvent stigmatiséss, et finalement concernées, alors qu'elle ne le devraient pas.

Par conséquent, la volonté de cet article est de préciser les bases de notre blog, à savoir, les "supporters". Pour cela, il est primordial de redéfinir qui est réellement qui, et surtout, qui fait quoi!

 

 

On se basera sur les travaux de différents spécialistes, en particulier Nicolas Hourcade (sociologue spécialiste du supporterisme), qui ne cessent d'apporter des vérités, malheureusement, trop peu souvent diffusées.

Nous réaliserons donc un descriptif de ce qui a été classé comme les différents types de supporters que l'on peut trouver au sein des stades français.

 

- Les spectateurs : principalement des supporters passifs, qui participent très peu à l'ambiance, sauf sur quelques poussées quand leur équipe gagne ou joue bien. Leur première volonté est de regarder le match, et quand l'emballement le permet, pourquoi pas participer. Leurs catégories sociales sont très variées, on y trouve de tout, et il n'y a pas réellement d'études sur leurs CSP (Catégories Socio-Professionnelles), c'est ce qu'on appelle le public familial. Un public parfois fidèle mais qui n'est pas forcement engagé. Très peu de déplacement les concernent, ils sont généralement présent à domicile, et se situe dans les tribunes dites latérales, là ou les gens sont assis, et mieux placés pour regarder le match.

 

- Les Ultras : ce sont eux qui font l'ambiance dans les stades français, et plus précisémment ce qu'on appelle le "tifo".

Leur modèle? Le modèle italien. Leur volonté? Suivre, partout, toujours leur équipe, en les encourageant de la 1ère à la dernière seconde, que ce soit vocalement (chants) ou visuellement (gestuelles, tifos, animations etc.). Ils se regroupent tout le temps sous forme d'associations, qui généralement sont reconnus par leur club à travers des conventions, mais leur volonté d'indépendance vis à vis de ce dernier est un des fondements des valeurs Ultras, parmi lesquelles on retrouve, l'honneur, le soutien,la fidélité, le respect, la dignité et bien d'autres encore. Ils sont aussi très vigilants quand à l'évolution de leur club, et n'hésitent pas à contester. Que ce soit les résultats, ou bien la façon de diriger de leurs dirigeants.

Leur rapport à la violence, n'est pas leur but premier, mais elle fait partie intégrante de leurs codes, et de leurs idéaux. Sans réellement la provoquer, ils peuvent y répondre, et l'assumeront plus ou moins ensuite.

Au même titre qu'au stade, dans le fait de chanter plus fort que celui d'à côté, si jamais ils le doivent, pour défendre leur réputation, ils peuvent recourir à la violence en dehors. Mais nous le répétons, tout cela se fait plutôt en réaction, et non en action. La violence Ultra existe, mais elle n'est pas omniprésente.

Les ambiances parfois magnifiques que l'on peut trouver en France (Paris, Saint-Etienne, Nice, Marseille, Lyon ou Bordeaux), est le fait des Ultras de ces clubs, et c'est une chose indéniable que trop souvent on oublie. Tout comme les actions populaires de solidarité qu'elles organisent grâce à leur statut d'association, en partenariat avec des associations reconnues telles que le secours populaires, ou autres de maladies graves.

Leur CSP, est là aussi mixte, au détriment de ce qui peut souvent être dit (jeunes en mal de reconnaissance, personnes aux chômages etc), on y retrouve aussi bien de jeunes étudiants, que des cadres ou même des directeurs d'entreprises. Par contre, le public est majoritairement masculin, bien que certains filles ou femmes se retrouvent au sein des associations.

La localisation des Ultras se trouve au sein des tribunes populaires, là où les prix sont les moins chers, c'est à dire derrière les buts. L'accessibilité des prix, est d'ailleurs un des fondements des combats Ultras, à savoir, garder au maximum un football populaire avec des prix abordables pour tous. Ces combats, se regroupent souvent sur un plan général à une grande bataille avec les autorités, qui font l'objet de vives critiques du mouvement Ultra quand à la répression de celles-ci. Tout cela a valu la création de regroupements, de manifestation Ultras, dans le seul but de combattre ensemble certaines décisions. Chose importante à souligner, car trop souvent, parfois à tort, on oppose les Ultras de certains clubs, dans des affrontements. La solidarité fait aussi partie de ce milieu.

En résumé, ils font partie intégrante de notre football, de part leurs responsabilités quand à l'ambiance des stades, mais quelque part, car cela demande un investissement énorme que de suivre son équipe partout, toujours, pour en arriver là, il faut une certaine dose d'adrénaline, qui parfois peut s'exprimer en termes de violences.

 

- Les Hooligans/Casuals : contrairement aux deux autres, leur volonté première, c'est la violence. Mais pas une violence incontrôlée, et aléatoire, bien au contraire. C'est pourquoi nous rajoutons le 2ème terme "Casual", tant le mot Hooligan fait aujourd'hui peut. La raison? Chaque violence est stigmatisé par un tels termes, alors que son origine n'est à la base qu'une histoire de violences pures...Craquer un fumigène, lancer un projectile ou se taper dessus, est aujourd'hui décrit par ce seul terme, alors que vous allez le comprendre, dans le fond, il n'est est absolument rien.

Le hooliganisme vient d'Angleterre, et il s'exprime, dans ses valeurs fondatrices, par des affrontement prémédités entre bandes rivales. Ces bandes, appelées "Firm" en Angleterre, s'affrontent, généralement en marge des matchs, dans des endroits isolés, à l'abris des médias, dans le seul but d'affirmer sa réputation. Par là, on aurait tendance à dire, que ces personnes se servent du football pour en découdre, et que c'est un bon pretexte. Disons plutôt, que le football, leur équipe, leur bande, et tout ce qu'ils représentent, en sont finalement la  raison. En dominant les autres d'en face, on affirme notre Firm, mais aussi le club qu'elle représente. C'est, si on peut dire, une "armée" comme ils aiment bien se nommer, qui est là pour défendre la réputation du club dans la rue. On est déjà loin, dans le mode de supportérisme, mais si au même titre que les Ultras qui doivent chanter plus fort que leurs adversaires, les "Casuals" doivent taper plus fort, le tout pour une question de réputation, de son club et de sa ville, fondement identitaire de tout vrai "supporter".

Mais tout cette violence à la base, se fait de façon encadrée, avec des codes bien stricts et bien définis. On retrouve parmi eux, le fait de se battre sans armes, donc à mains nues, avec "l'interdiction" de lyncher une autre personne à terre, d'assumer ses actes, et de pas en faire part aux autorités, qu'en cas d'arrestations, ne pas porter plainte, etc.

Dans ce type de bagarre, de chaque côté on retrouve des personnes conscientes de ce qu'elles font, en aucun cas des personnes extérieures à tout ça ne sont concernés par ce qu'on appelle en France des "Fights".

Au même titre que les Ultras, leurs CSP est plutôt mixte, avec des jeunes et des moins jeunes, mais il n'existe en aucun cas, un profil type du Casual ou de l'Ultra, leurs caractéristiques varient de l'un à l'autre. Eux aussi, viennent au match, et se retrouvent là aussi dans les tribunes populaires. Si parfois, ils participent aussi à l'ambiance, ils ne le font pas de façon active, en l'organisant.

 

 

Nous venons, par cette description de vous présenter les trois types généraux de "supporters" que l'on peut retrouver au stade. Cette description a été faite dans les "règles de l'art"  dans le sens où chaque type a été définit selon ses valeurs et codes de bases. Néanmoins, si cette description était de fait au moment de l'apparition de ses mouvances, et même si elle l'est toujours aujourd'hui souvent, parfois on assiste à des dérives, et ce sont ces dérives qui conduisent à de graves problèmes.

Parce qu'en quelque sorte, que ce soit le Mouvement Ultra, ou les mouvances Hooligans, elles ne sont pas faites pour des drames, car elles doivent dans un monde parfait, respecter des codes bien précis, qui font l'honneur de tel ou tel groupe. Malheureusement, plus le temps passe, et moins les anciens, garants de ces valeurs, ont du mal à les transmettre aux plus jeunes.

Par conséquent, on se retrouve avec des dérives dramatiques, surement dues à l'évolution de ces codes de moins en moins respectés.

Là n'est pas la volonté de légitimer la violence intégrante des tribunes, simplement de la comprendre et d'y voir plus clair.

Aujourd'hui, tout s'entremêle, la politque, la société, l'économie etc., ce qui provoque de tels dérives. On perd les valeurs de bases de notre société, et cela se ressent aussi, au niveau des stades, qui rappelons le, ne sont que le reflet de notre société le temps de 90 minutes.

 

En conclusion, vous le voyez, il y a de tout, dans les stades, et les règles qui régissent un tel milieu, sont, vous pouvez vous en rendre compte, plutôt complexes. Par conséquent, quand il s'agit de violences, il est nécessaire de faire la différence entre ce qui a été fait, par qui, comment et où, afin de mieux cerner le coeur du problème.

Une fois de plus, nous le répéterons jamais ainsi, mais avant de prendre des mesures repressives, il serait bon de comprendre les rouages des tribunes pour mieux éradiquer des dérives dramatiques...

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 14:11

POLICE 251009Depuis peu, on assiste à des mesures invraisemblables de la part des autorités publiques, qui n’hésitent pas à proposer et appliquer des mesures dont on peut largement douter de la légalité, et surtout de l’éthique qui en découle.

Si, il faut évidemment faire quelque chose concernant les violences autour des stades, il faut néanmoins faire attention à ne pas dépasser les limites. Malheureusement, depuis ce tragique 28 Février 2010, tout est permis, et les libertés fondamentales sont remises en question.

 


Nous avions déjà évoqué la question à travers les huis clos, nous estimons important d’en reparler ici, tant il faut souligner la gravité des faits.

 

Le 14 avril 2010, la demi-finale de Coupe de France, Quevilly/PSG sera délocalisé dans le stade Michel d’Ornano de Caen, pour des raisons de normes de sécurité. Plutôt logique pour débuter, malgré le fait que les supporters parisiens n’aient pas à leur disposition leur tribune visiteurs habituelle, et ce jusqu’à la fin de la saison. Jusque là, tout va bien, les mesures sont appropriés, et en accord avec les risques éventuellement encourus.

Mais voilà, qu’on réitère quelque chose qui dépasse l’entendement.

Le détail.

 

Pour assister à ce match, il faut déjà présenter sa carte d’identité, afin que le billet soit nominatif. Disposition qui va sûrement devenir fréquente à l’avenir. Mais en plus de présenter sa carte, il faudra avant tout prouver sa localisation géographique. Par conséquent, toute personne n’habitant pas dans les départements frontaliers de celui de Caen ne pourra acheter une place pour le stade. En gros, les supporters parisiens, aussi pacifique peuvent ils être, n’ont pas le droit d’acheter de place, juste parce qu’ils habitent la région parisienne.

C’est déjà là, une première stigmatisation qui va à l’encontre de l’éthique moral. On le sait tous, les problèmes sont le fait d’une minorité, pourquoi donc pénaliser l’ensemble ?

Depuis des années, des supporters parisiens, présent partout en France ont toujours assistés aux matchs de leur équipe favorite, en prenant place dans les différentes tribunes des stades de France, et ce, sans aucun problème. C’est la liberté de supporter qui est donc remise en cause ici.

Il faudra donc être un local de la région pour assister à ce match. Première démesure surprenante.


Mais le pire est à venir…

Mercredi 14 avril, jour de match, arrêté préfectoral, interdisant toute personne « se prévalant de la qualité de supporter du Paris-Saint-Germain » d’entrer dans le stade. Comment repérer ces supporters ? Toutes couleurs, tous signes à l’effigie du club de la capitale fera office de preuve. Pire encore, toute voiture immatriculée de la région parisienne, se verra contrôler, voire même verbaliser, ou même arrêter, comme cela a pu se faire il y un mois lors du match à Lens. Bilan, 70 procès verbaux dressés, et des mises en détention aléatoires pour toute personne venant d’Ile De France.

La preuve : http://www.leparisien.fr/psg-foot-paris-saint-germain/a-six-dans-une-cellule-de-5-m2-09-03-2010-841162.php

Si vous comptez aller sur Caen ce jour là, pour aller voir de la famille, ou même de façon professionnelle, et que vous venez de la région parisienne, sachez que vous pourrez être soumis à ce type de contrôle, et même de répression.

Nous atteignons à travers cette mesure, un problème qui nous amène à se demander, si les fondements de toute société contemporaine sont ici respectés ? Sans aller extrapoler sur la constitution des Droits de l’Homme, on peut réellement se poser des questions qui découlent logiquement de telles mesures.

Interdire à une personne de se déplacer dans un endroit juste parce qu’elle en vient d’une autre, est tout de même très stigmatisant, et honteux. N’importe quelle personne, concernée ou non par le problème est mise dans le mec sac que tout autre, juste parce qu’elle est considérée comme venant de la région parisienne.

Sans non plus comparer, à notre passé tragique de la 2ème guerre mondiale, la stigmatisation aujourd’hui effectuée fait malheureusement très peur à voir…

 

Si seulement, on pouvait tirer des conclusions lucides et cohérentes d’un tel dispositif, on pourrait, peut être le légitimer, et encore…Pour le moment on se dit, regardez c’est efficace, il n’y a plus de violences autour des matchs du PSG, les mesures sont efficaces. Encore une fois, NON, la seule mesure réellement efficace, est la fermeture de la tribune visiteurs pour chaque match du PSG à l’extérieur. Elle suffit à éviter dans le contexte actuel, environ 90% des problèmes, car elle touche de plein fouet, le problème de base, qui règne autour des tribunes parisiennes, à savoir le mélange Auteuil/Boulogne, dans une même tribune, ce qui parait impensable…

Oui, il y a un problème autour des supporters du PSG, oui il faut faire quelque chose, mais se vanter qu’un tel dispositif est efficace, alors qu’il gaspille de l’argent et du temps, c’est être malhonnête et faire de la désinformation et prouver son incompétence…

 

Être supporter d’une équipe, et ici, du Paris-Saint-Germain, n’est pas un crime, la majorité ne doit pas payer des faits de certains. Stigmatiser telle ou telle personne en fonction de sa provenance géographique s’apparente à une forme de racisme, et provoque par conséquent, plus de problèmes que de solutions…

 

Mais, ce n’est sûrement pas finit, l’affaire de la banderole anti-chtis, refait bizarrement surface, alors qu’une finale au Stade de France pour le PSG se profile…

Que va-t-il se passer si le PSG gagne cette demi-finale ? On avait eu les experts St Denis pour dénicher des empreintes, jusqu’où irons nous cette année ?

La suite au prochain épisode…

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