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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 23:09

800px-Emirates_Stadium_Arsenal.jpg Ce fameux modèle anglais, dont on ne cesse de présenter les louanges, dès qu’un événement violent se passe autour des stades de football de Ligue 1. « Il serait temps de prendre exemple sur le modèle anglais », « il faut faire comme en Angleterre, ils ont éradiqué la violence », « l’ambiance des stades anglais est magnifique, là bas les spectateurs sont proches des joueurs ». Autant de phrases qu’on ne cesse de nous rabâcher.

Mais ce modèle est il vraiment parfait ? A-t-on des chances de le retrouver un jour en France ?

C’est une nouvelle fois un débat, dont l’objectif est une nouvelle fois de recentrer le débat, et de préciser certaines données que les dirigeants et médias français ôtent de vous signaler lorsqu’ils vous vantent ce modèle, que l’on qualifie d’efficace.

 

 

Nous réaliserons cet article, en fonction des points forts mais aussi des points faibles du monde des tribunes du football anglais.

 

La ferveur : c’est sans conteste l’une des plus intenses de notre continent, l’Angleterre est un pays de football, et les gens sont passionnés par ce sport, par leurs équipes locales, et leur équipe nationale. L’engouement qui existe autour du football est très fort et se matérialise par une fidélité sans faille de ses supporters. Là bas, le football est une question de famille, une question de société...une question de vie finalement...Par conséquent, quand une équipe joue, elle ressent cette passion au travers des spectateurs présent, car généralement les stades sont pleins, quelque soit l’adversaire. Par moment, et même généralement, les stades sont plus remplies pour un match de championnat que pour un match de coupe d’Europe, même de Ligue des Champions. Alors, pour ce premier point, au niveau de la ferveur, qui constitue la base finalement, la France a beaucoup à apprendre de cette passion anglaise pour le football. Malheureusement, je doute qu’un jour on ne leur arrive à la cheville tant la différence entre les deux pays est immense.

 

Les stades : ah, les fameux stades anglais, il n’y rien à dire, niveau architecture, design, esthétique, ils sont au dessus de nous, et de loin. La modernité, la fraicheur qu’ils apportent fait évidemment plaisir à voir. Ils ont été largement en avance sur nous, quand on voit le parc de stades en Angleterre, dans un style général d’enceinte fermée, on ne fait pas mieux en Europe. L’Allemagne s’y est mise pourtant la Coupe du Monde 2006, mais la suprématie anglaise n’a pas été entamée, au contraire. En France, on reste en deçà, hormis nos meilleurs stades (Parc des Princes, Stade de France), et de nouveaux, plus petits, mais fermés (Bonnal, d’Ornano), le reste du patrimoine est assez pauvre. Très peu de stade sont fermés, et l’architecture carré/rectangulaire est dépassée. Peut être que l’attribution de l’Euro 2016 pour la France sera le point de départ de la rénovation du parc des stades français.

Voilà un nouveau point, en faveur de ce modèle anglais, mais si le précédent dépendait de la population, celui-ci relève des instances publiques et de football.


La sécurité : point d’orgue de toutes les réflexions que l’on peut entendre sur ce fameux modèle anglais. Frappé dans les années 80/90 par des phénomènes d’une rare violence (Heysel par exemple), les autorités britanniques ont effectué un travail énorme pour éradiquer la violence des stades anglais. Jusque là tout va bien, c’est généralement le crédo que l’on nous sort quand on parle du modèle anglais. Mais en réalité, les mesures (que nous détaillerons juste après) prises n’ont pas éradiqué le problème de la violence, elles l’ont juste déplacé...Vous demanderez aux spécialistes, ils répondront que la première ligue anglaise est aujourd’hui épargné par les violences, mais que les divisions inférieures, dès la 2ème division, sont touchées par des phénomènes de violences du même type qu’il y a une dizaine d’années. Tout est question, une nouvelle fois de médias, on nous vante un modèle qui est efficace uniquement sur les matchs médiatisés. Dès qu’on retombe dans une sphère moins exposé, les problèmes resurgissent, mais ça on ne veut pas en parler, car cela prouverait que ce problème est bien plus ancré qu’on ne le pense, et que seule la répression ne suffit pas.

La sécurité des stades de la premiership anglaise est assurée, mais est-ce si valorisant sachant que derrière on retrouve le même problème à quelques mètres de là ?

C’est, selon nous, un mauvais point pour ce modèle tant loué, mais qui en réalité, n’a été efficace que pour l’élite, laissant à leur compte le reste des championnats...

Transition toute trouvée sur le prochain point.

 

Les mesures : Celles qui ont déplacé le problème autour des stades de l’élite. Malgré une étude de fond sur les « firms » hooligans, avec notamment des infiltrations de longue date sur des groupes réputés, les mesures ont surtout été répressives. En augmentant le prix des billets de façon hallucinante, triplé voir quadriplé, les autorités ont voulu faire venir au stade un public plus discipliné, et écarté ainsi des fauteurs de trouble. C’est aussi un encouragement à la délation, dès qu’une personne était en illégalité au sein d’un stade, son voisin pouvait le dénoncer, parfois avec récompenses au bout, pour des actes tels fumer, insulter les adversaires, ou autre comportement répréhensible. C’est aussi un ensemble de petits détails, comme l’interdiction de rester debout pendant les matchs.

Toutes ces mesures dans le but de changer le type de supporters, si à une époque on retrouvait des passionnés actifs, aujourd’hui les personnes qui assistent au match, ce sont des spectateurs/consommateurs, qui certes sont passionnées par le football et leur club, mais qui ont surtout les moyens de s’offrir les places, et le package produits dérivés qui tournent autour.

Si en France, de moyen grosso-modo pour 200-300 euros, on ne s’en tire pas trop mal, outre-manche il faut bien compter au minimum 1000 euros pour suivre son club, la différence est donc significative…

Alors, qu’on soit clair, appliquer de telles mesures en France provoquerait la mort des stades en France. Par le manque de ferveur, par la crise économique, par les mentalités françaises, très peu, seront ceux, qui continueront de suivre le football dans de telles conditions. Oui on aura peut être éradiquer le problème, et encore, mais on aura surtout provoquer la mort du football français…

 

L’ambiance : dernier point, là encore, généralement signalé quand on parle de modèle anglais, l’ambiance. Vous pouvez reprendre tous les matchs d’équipes françaises en terre anglaise, rien qu’à la télé, vous n’entendrez chanter que les supporters français…Même à Anfield, ou récemment les lyonnais ont su se faire entendre tout au long du match. Alors une explication simple, le modèle anglais, dans son mode de supportérisme, est particulier, il ne conçoit pas un soutien inconditionnel pendant 90 minutes à son équipe, comme le Mouvement Ultra (majoritaire en France), il est plutôt dans des chants forts, peu variés, et d’une fréquence espacé. Ce n’est pas une critique, chaque modèle a ses avantages et ses inconvénients, mais il faut tout de même l’admettre, l’ambiance des stades anglais, est par moment, superbe (« You’ll never walk alone » Anfield-Liverpool), mais sur la durée, il n’est pas si exceptionnel que cela, et pas forcément meilleur en terme d’ambiance pure au sein d’un stade. Les tifos sont quasiment inexistants, le point fort de l’ambiance anglaise reste la ferveur et la passion qui découle des tribunes, et qui s’expriment de façon occasionnelle. Après chacun son style…

 

Après ce long descriptif, les points forts puis les points faibles de ce que nous présente nos médias du modèle anglais, qui a soit disant éradiquer la violence, passons en au bilan.

L’objectif de cet article était non pas de critiquer le modèle de supportérisme anglais, juste de rétablir des vérités sur ce modèle de répression qu’on ne cesse de louer à chaque violence en France. Il s’agit là, de réellement prendre le temps de comprendre ce qui s’est passé, et ce qui se passe aujourd’hui, dans le but de se faire une meilleure idée.

Nos conclusions, sont simples, si on peut s’inspirer de quelques mesures, comme par l’exemple la compréhension de la mouvance hooligan à travers une infiltration sur le long terme de « firms », ce modèle n’est pas compatible avec la France.

Pour des questions de mentalités tout d’abord, augmenter le prix des places et empêcher ainsi l’accès des classes populaires au stade provoquerait une chute de nos affluences évidente, tant la ferveur française autour du football s’exprime très peu. Les gens ne sont pas prêts à sacrifier leur salaire pour le football comme cela peut se faire en Angleterre.

Le football français est de volonté populaire, et il doit le rester ! Si il faut emprunter des choses outre-manche, c’est sans aucun doute leurs stades, qui respirent le football. Mais il faut aussi des supporters/spectateurs, d’une fidélité sans faille, prêt à traverser les pires comme les bons moments avec leur club, malheureusement en France ce n’est pas possible…


Alors avant de nous vanter un modèle, essayons de comprendre comment le notre fonctionne, et de savoir ce qui est compatible…

NON le modèle anglais n’est pas LA solution, il y a des choses intéressantes à prendre, mais surement pas l’ensemble !


Le football anglais est devenu une marchandise, ses spectateurs sont des consommateurs mais heureusement qu’ils leur restent cette passion et cette ferveur, qui font que leur football reste le plus attractif d’Europe…tout le contraire de la France…

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 09:16

photo-tour-eiffel-34.jpg« Supporter », de terme anglais, ce mot qui à première vue semble si simple à cerner, est en réellement bien plus complexe qu’il n’en paraît.

Le football est devenu si « important » dans l’esprit des gens, surtout depuis la victoire de la coupe du Monde en 1998, qu’inconsciemment, tout le monde supporte une équipe. Le football est devenu depuis cette date, un moment de rassemblement, et il est entré au plus profond de la société, au point qu’une personne qui a la base est très loin du football, finit par chambrer son collègue de travail sur les résultats du week-end.

A première vue, cela peut paraître étrange ou bien normal, et c’est bien là tout l’intérêt de cet article.

 

Comment le football, et plus précisément, ses équipes locales (département ou région), peut permettre à chacun d’être concerné par ce qui se passe dans nos championnats ?

 

Sans rentrer dans le détail des différents types de supporters qui existent dans et autour des stades de football, nous tâcherons d’apporter un point de vue assez strict sur la crédibilité d’être oui ou non « supporter » de football. Cette réflexion fait suite à un constat dont nous sommes témoins, et qui nous paraît important de commenter ici.

 

Nous mettrons donc en dehors de cet article, ce qu’on appellera les « amateurs » de football. Non pas dans le sens de ceux qui débutent, mais plutôt dans le sens de ceux qui apprécient le sport et le beau jeu, et qui ne s’implique pas autant qu’un supporter. Mais de nombreux renvois seront faits au court de l’article sur ce terme, gardons le en tête.

Ne considérez pas là que nous estimons leur avis comme insignifiant, mais que nous avons déjà beaucoup à dire sur le « supporter », et leur description n’est pas le but du sujet.

 

Si ce sujet est nécessaire, c’est pour redéfinir ce qu’on appellera la base, parce qu’être supporter d’une équipe, selon notre point de vue, implique des conditions "socio-géographo-historique", qui mérite d’être débattu ici même.

 

Un « supporter » de football se définit simplement, par le fait de supporter une équipe précise, et de suivre ses résultats coûtent que coûtent.

Généralement, hormis des cas précis, une personne à tendance à supporter le club le plus proche de son lieu d’habitat, ou bien de sa région d’origine.

Pourquoi ? Parce que le football est le sport numéro 1 en France, et que ses clubs font en quelque sorte image de fierté locale. A travers cette équipe, les gens se confrontent aux autres, et font prévaloir leur identité locale.

On vit dans un monde, où la société aime se mettre en concurrence, et le football en est le terrain parfait.

Les gens sont généralement fiers de leur région d’origine, et ils aiment le revendiquer, et le football le permet à merveille. C’est le cas à l’étranger, où des gens qui en France, ne se revendiquent pas forcément fier d’être français, le font une fois les frontières franchies et l’engouement national revient, et le football y est pour beaucoup.

C’est la même chose au titre local, malgré les mauvais résultats d’un club, la grande partie de la population alentour continue de rester fidèle au club, mais en fait il s’agit plutôt d’une fidélité à sa région ou son département. Parce qu’en quelque sorte, lâcher son club, c’est lâcher sa région…

On peut avancer comme explication, une revendication de la fierté locale.

A travers sa localisation géographique, une personne se construit une identité, en fonction de l’histoire de sa région, de son département, qui met un certain temps à s’exprimer. Généralement, une fois l’adolescence installée, les gens commencent à comprendre les relations géographiques, et petit à petit ils se forgent cette identité. Le football est en quelque sorte un accélérateur de la découverte de cette identité, où des résultats important peuvent être synonymes de fierté et de déclic.

Mais pour autant, tout le monde n’est pas « supporter » de football, par contre tous les vrais supporters de football ont cette chose en commun, cette identité régionale exacerbée, qui représente au finale la base de leur passion. Généralement, au départ on supporte un club pour sa proximité géographique ou par relation familiale et parce qu’on aime le football. Et petit à petit, quelque chose se construit, et on se rend compte qu’à travers le football, s’exprime autre chose. Cette chose, une fois qu’elle prend forme, rend chaque match de football pour quelque chose plus important que du sport, il en devient de l’intérêt de cette identité façonnée au fil du temps, et qui peut parfois poussé à la violence, quand il faut la défendre.

On en vient là, à la notion de territoire etc, qui à très large échelle, a été et est malheureusement toujours la cause des conflits de guerres…

 

Bref, tout ça pour dire qu’être «supporter», n’est pas qu’une question de football, que cela fait intervenir des notions bien plus larges, et que, pour réellement devenir un « supporter » d’un club de football, il faut avoir cet amour au fond de soi, qui permet de dépasser le cadre sportif, pour continuer contre vents et marées de continuer à supporter un club, qui peut finalement être mauvais ou très bon, mais on n’y reste toujours accroché.

Et le football, tout seul, de part ses résultats variables ne peut suffire à créer une telle identité, sinon dès qu’une équipe descendrait en 2ème division ou plus bas, elle n’aurait plus de supporters. On extrapole un peu, mais c’est pour bien cerner la question.

 

Il y a bien des cas particuliers, notamment des supporters des gros clubs répartis un peu partout en France. On peut douter des capacités réelles de ces personnes à supporter tels ou tels clubs, alors qu’ils n’ont pas forcément d’attaches particulières avec ces derniers. On se demande, ce qui peut les pousser à continuer de supporter un club, qui en terme de géographie ou d’histoire n’a rien en commun avec eux. A part, un effet de mode, ou autre courant de pensée, (hors épopée du club en question, qui par contre peut être un déclencheur), on ne peut qualifier cette personne comme « supporter » de football, même pas d’un amateur de beau jeu, car certaines fois, l’équipe en question n’est pas en haut de l’affiche.

On n’y arrive pas, allez savoir pourquoi…Le seul avis que l’on peut « accepter » de ses personnes, c’est l’analyse footballistique, qui du canapé de son salon, avec un minimum de connaissances n’est pas compliqué à développer.

 

Être « supporter » de football, c’est accepter les rivalités historiques du football, et ces rivalités s’expriment à chaque échelon de la société, du simple employé, au grand PDG…Mais selon nous, pour assumer et revendiquer cette rivalité, il faut avoir la crédibilité d’action, et c’est bien là le but de l’article.

Qui est apte à parler d’un club ou non ?...

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 10:45

parc-des-princesVous n'êtes pas sans savoir, que le Paris-Saint-Germain jouera ce soir, mardi 23 Mars 2010, son 2ème de sa série de 3 de matchs à huit clos en une semaine...une première en France.

Ce match comptant pour les 1/4 de finale de la Coupe de France se déroulera donc sans public, suite à une décision prise par le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, qui a voulu part cet acte marquer le coup après le décès du supporter parisien mort la semaine passée.
On peut clairement émettre un doute quand à l'objet de ce huit clos? Est-ce une réelle volonté de mettre en oeuvre un projet pour stopper la violence? Ou n'est ce qu'un effet d'annonce, pour rassurer l'opinion public?
L'objectif de cet article est d'apporter une réflexion quand à cette décision surprenante, et plus généralement aux mesures prises par les instances, depuis ce dramatique PSG/Marseille du 28 Février 2010.


Avant de commencer, il faut comprendre qui prend les décisions et pourquoi. Généralement, les décisions de jouer à huit clos sont prises par la commission de discpline de la LFP qui sanctionne par là, les clubs pour les mauvaises conduites de ses supporters de façon répétées (fumigènes...), ou bien suite à des incidents graves (bagarres...) ayants eu lieu, généralement dans les stades de Ligue 1, au cours des matchs.
C'est le cas pour les deux matchs de championnats de la semaine pour le PSG. A Nice tout d'abord, samedi dernier où le match à huit clos était une sanction concernant le club niçois (et non parisien), à Paris ensuite, ce dimanche, cette fois pour une sanction belle et bien contre le club parisien.
Par contre, celui de ce soir à 'Auxerre est le fait d'une décision ministérielle, par le biais de Brice Hortefeux, qui suite au décès du supporter parisien a pris la décision de faire jouer ce match à huit clos.

Des mesures drastiques étaient pourtant déjà prises pour ce match, apparement pas assez pour notre ministre.

En amont : retour des 5000 places déjà vendues, nouvel achat uniquement possible sur présentation de carte d'identité, et justificatif de proximité géographique de la région d'Auxerre.
Jour du match : Arrêté préfectoral, interdisant toute voiture parisienne de circuler aux alentours d'Auxerre au risque de procès verbal et mise en détention le temps du match.

Ces dernières mesures avaient d'ailleurs été mise en vigueur pour le déplacement du PSG à Lens il y a deux semaines. On avait alors pu noter, plus de 70 Procès Verbaux distrbués, avec mise en détention de 4h + une amende de 25 euros pour une partie d'entre eux, le tout pour avoir commis une infraction....provenir de la région parisienne...
Sans rentrer dans le détail, on touche ici du doigt, les limites quand à la liberté de déplacement, inscrit dans la charte universel des Droits de l'Homme...Vous allez me dire, oui mais ces personnes n'avaient pas à être là...Allez donc demander à la police combien, parmi tous ceux, qui ont été arrêtés, sont connus pour être des fauteurs de trouble? Allez demander à tous ces simples supporters du PSG, et même lensois d'Ile de France, ce qu'ils ont pensé de cette mesure irréelle..
On avait atteint le ridicule pour ce match, on frise clairement l'incompétence pour le match d'Auxerre.
Si à Lens, le public lensois avait pu soutenir son équipe au stade, il n'en sera pas de même pour leurs homologues auxerrois, qui ce soir devront prendre place devant la télé, sans n'avoir rien demandé à personne.
On les pénalise eux, ainsi que tous les amateurs de football, pour des choses dont ils ne sont pas coupables.
C'est un des arguments qui va à l'encontre du huit clos, et pour cela, l'ensemble des avis concernés est unanime, le huit clos pénalisent la majorité, et surtout ne sert à rien.

La seule décision qui semble judicieuse, et suffisante dans un tel contexte, est l'interdiction de vente de billets pour la tribune visiteurs. Par là, le club du PSG marque le coup, et propose une mesure cohérente avec ce qui s'est passé. En effet celle ci touche les premiers concernés des violences commises. En faisant ça, elle punit là aussi une majorité, mais une majorité qui est d'accord avec cette décision cohérente pour calmer les choses.
Ce qui s'est passé en marge du classico de février, a réellement affecté l'ensemble des supporters parisiens, et le climat actuel est à la dignité et non (pour le moment?) à la violence ou à la rebellion.
Ce contexte propre au milieu des tribunes parisiennes est évidemment connu des Renseignements Généraux, qui sont surement les mieux renseignés en terme de violences. Malheureusement, je doute au vu des mesures prises, de leur poids dans de telles décisions. Ce qu'il faut savoir, c'est depuis le 28 Février, plus de 220 Interdictions Administratives de Stade ont été distribués aux fans de la capitale, s'ajoutant à cela la période de deuil, le tout diminuant ainsi très fortement le risque potentiel de violences. Surtout que les violences récentes sont le fait de supporters parisiens entre eux, et qu'aucunes des deux parties n'est dans l'optique d'en découdre à Auxerre...
Il suffit juste d'être un minimum renseigné pour le comprendre.

Il ne faut donc surtout pas croire, quand vous lirez demain dans les journaux "tout s'est bien passé", "aucun débordement n'est à signaler", que c'est grâce aux mesures mises en place. Avant même le début du match, je peux vous annoncer que tout se passera bien, et que l'effet d'annonce du ministre de l'intérieur, pour montrer qu'il existe, et qu'il réagira à ce drame, n'est que temporaire, et que d'ici quelques temps on entendra plus parler de lui.
Proposer des mesures c'est bien, mais encore faut il continuer le travail de fond après, et ça l'ensemble des spécialistes peuvent le constater. En quatre ans, les paroles ont toujours prévalu sur les actes...
C'est ce qu'on a pu dire dans l'article d'introduction de ce blog, après chaque drame ou évènement majeur du football, un grand nombre de personnalités s'empare du sujet et se permet de dire des choses, et de prendre des mesures qui ne collent pas à la réalité des choses.
Je le répète, je ne dis pas détenir LA vérité, simplement, je dénonce l'ensemble des réactions et sanctions qui découlent de ce drame, et je demande aux autorités compétentes en charge, de rectifier la réalité des faits, et de dénoncer les effets d'annonce dont le football fait aujourd'hui preuve.

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 19:13
vendeur 20journauxDevant tant d'acharnement médiatico-politique, nous nous devons de vous faire part, non pas de LA vérité, mais d'une vérité. Celle des supporters de football, et plus particulièrement ceux du Paris-Saint-Germain (PSG) qui vivent actuellement l'heure la plus sombre de leur histoire.
Depuis le 17 Mars 2010, nous sommes victimes d'un déferlement d'annonces venant de l'ensemble de la classe politique, le tout, à travers les médias, qui se frottent les mains, en publiant et en télévisant tout cet emballement post drame, qui ne cesse de susciter l'intérêt de l'opinion publique.
Parce que oui, depuis cette date tragique, le PSG et ses supporters font la Une de tous les journaux, que ce soit la presse écrite, la radio ou bien encore la télévision, le tout dans un seul but, nous dénigrer, vous dénigrer! Concernés ou non par cette histoire, au vu du déferlement médiatique qui fait du PSG le Titre le plus alléchant, vous vous êtes forcément fait un avis, et si jusqu'à présent, les avis viennent de toutes personnalités en mal de reconnaissance, il est temps d'essayer de vous apporter une vérité, celle d'un supporter, qui vit très mal tout ce qui se passe, autour de sa passion préférée.

On ne peut rester insensible devant tant de déferlement, tant de raccourcis, tant d'amalgames et surtout devant tant d'incompétences...


Il est maintenant temps de rentrer dans le sujet qui constituera le premier fait d'arme de ce blog, qui se veut avant tout informatif, en essayant d'apporter un point de vue qu'on ne considère malheureusement que très peu, celui de supporter de football!

Avant de commencer, il est nécessaire d'apporter un soutien digne aux familles victimes, que ce soit celle de Yann L., ou bien celle de Julien Q., pour qui ces périodes post traumatique, sont surement un moment douloureux, et parfois, les raccourcis hâtifs les placent dans des situations délicates.

Sur cet article, il s'agira uniquement d'essayer de vous convaincre, que la vérité n'est pas celle des médias et des politiques, qu'elle est malheureusement beaucoup, beaucoup plus complexe, et qu'il serait bon à l'avenir de prendre avec des pincettes ce qui peut se dire ou s'écrire...

Il ne faut pas penser, parce que le football est LE sport universel, que tout ce qui s'y passe autour est aussi facile à comprendre que le but du jeu est de marquer un but de plus que l'adversaire. Malheureusement non, le sport est aujourd'hui un phénomène social à part entière, et tout ce qui touche à son public relève aujourd'hui de l'ordre sociologique et non de l'unique contexte sportif.
Il faut donc par là, faire la différence entre les bons interlocuteurs, et ceux qui sont trop éloignés du sujet pour pouvoir émettre un avis suffisament objectif, dans un sujet si délicat. Pour prendre un exemple, l'avis du sociologue Nicolas Hourcade, (ancien supporter et spécialiste de tout ce qui attrait au supportérisme français) est surement celui le plus judicieux que l'on peut entendre sur les radios. Mais malheureusement, son temps de parole est infime à côté de personnages politiques, dont les déclarations absurdes se succèdent depuis plusieurs jours. Des personnalités, éloignés du sujet, mais qui ont un besoin à quelque jours des élections, de remettre une couche sur le domaine de l'insécurité, qui on le sait, est le sujet favori en période d'élections.

L'ensemble de ces personnes n'a qu'un mot à la bouche, et vous aurez pu le comprendre, c'est répression! Comme souvent depuis plusieurs années, on a l'impression que la seule solution à tous les problèmes passent par ce terme! Punir, sanctionner, emprisonner, etc...à aucun moment, on parle de prévention, de compréhension ou de questions, qui sont surement des étapes importantes dans toute résolution de problème.
Pour revenir dans notre cadre, celui des stades de football, ne trouvez-vous pas qu'on ne recule plus que l'on avance? Pour rappel douloureux, le 26 Novembre 2006, Julien Q. était tué par un policier au sortir d'un match au Parc des Princes. Quatre ans plus tard, un nouveau supporter du PSG décède autour d'un match du PSG, et montre à quel point l'incompétence des autorités est flagrante...(L'objet de ce blog ne s'attardera jamais aux circonstances de ces drames, il ne fera que s'attaquer aux répercutions médiatiques qu'ils ont malheureusement provoqués).
 
Depuis cette saison on ne compte plus les incidents qui prennent place autour des matchs de football de Ligue 1, devenant de plus en plus grave, et les seuls mots que l'on entend de la part des responsables de sécurité, ce sont "on sera plus ferme", "on va tout faire pour mettre les fauteurs de trouble en dehors des stades", et à aucun moment, on se demande "mais pourquoi font ils ça?" "Comment en est on arrivés là?".
Devant un problème qui parait majeur au vu de la Une de tous les médias français, et qui suscite les réactions de l'ensemble de l'opinion publique, ne serait il pas temps de se plonger réellement dans le coeur du problème?
A l'image des émeutes de banlieues il y a quelques années, n'est il pas temps de s'entourer de personnes compétentes, et de réaliser une étude approfondie sur les raisons de ce malaise qui entoure les tribunes françaises?

Ne pensez vous qu'à parler de répression à tout va, on finit par bercer dans la provocation? Dans le sens où plus on réprimande, plus on provoque les acteurs des tribunes qui se radicalisent devant ce système, et qui ne se posent plus de question pour défier cette provocation/répression?
N'est ce pas un paradoxe, alors que les mesures sont de plus en plus strictes, le nombre de violences graves se multiplient?

Autant de questions qui méritent d'être étudiées, mais qui sont malheureusement trop souvent oubliées...
Nous en parlions un peu plus haut, le football est un fait social, par conséquent, à travers les stades de football, qui sont finalement la réunion le temps de 90 minutes, de l'ensemble de la société française et donc, de ses problèmes. Je vous épargnerai le speetch sur la crise économique et le moral des français, mais dans un contexte pareil, et dans un problème qui met en jeu les tenants et les aboutissants de toute situation sociologique, il faut en tenir compte.

Ce discours, est,je pense, différent de ceux que vous pouvez lire ou entendre depuis plusieurs jours. Je le répète, ce blog n'est pas dans l'optique de vous imposer un courant de pensée, il espère juste pouvoir vous faire réflechir à deux fois avant d'acquiescer ce qui peut se dire ici ou là, et de vous faire prendre en compte un avis général sur cette question.

C'est un premier jet sur ce problème, et d'autres viendront, dans la continuité de ce qui vient d'être présenter.
Pour le moment, et dans une période tourmentée, vous, amateurs ou non de football, supporters fidèles ou simple spectateur, devant un tel battage médiatique, je vous supplie de faire l'effort de me et plus généralement de nous comprendre, car nous vivons actuellement une période noire, et nous n'avons pas besoin que les autorités nous donnent des leçons. Nous sommes suffisament affectés par notre situation interne pour se faire discret de façon volontaire.

Agir plutôt que réagir, anticiper plutôt que réprimander...

ps : je vous propose des liens vers un site, qui est un des rares médias à apporter une vision différente de ce qu'on peut entendre.
http://www.sofoot.com/
http://www.sofoot.com/psg-le-monde-a-l-envers-122829-article.html

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  • : Vision différente du monde des tribunes françaises, qui font l'objet de nombreuses remarques autour des violences autour des stades de football. Volonté d'apporter une vérité, en apportant des éléments précis.
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